<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244</id><updated>2011-08-03T14:36:50.129-07:00</updated><category term='besancenot'/><category term='albertville'/><category term='la poste'/><category term='libourne'/><title type='text'>christian combaz</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://christiancombaz.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>91</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-9093515567428443616</id><published>2010-01-20T08:33:00.000-08:00</published><updated>2010-01-20T08:43:05.139-08:00</updated><title type='text'>Et les enfants russes, polonais, hongrois, portugais, etc ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S1cx6I_BWmI/AAAAAAAAB-A/i39WwFAlARM/s1600-h/integration.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 258px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S1cx6I_BWmI/AAAAAAAAB-A/i39WwFAlARM/s320/integration.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428862750732409442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les enfants d'origine russe ou tchèque seraient bien naïfs de croire que leur intégration à l'ensemble français revêt la moindre urgence, ni que leur monde culturel d'origine présente le moindre intérêt. La preuve, leurs condisciples d'origine marocaine sont invités, eux seuls, par l'enseignement primaire français, à retrouver leurs racines arabes, on se demande pourquoi, et pourquoi celles-là seulement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-9093515567428443616?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9093515567428443616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9093515567428443616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/et-les-enfants-russes-polonais-hongrois.html' title='Et les enfants russes, polonais, hongrois, portugais, etc ?'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S1cx6I_BWmI/AAAAAAAAB-A/i39WwFAlARM/s72-c/integration.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2540174709393512674</id><published>2010-01-05T09:43:00.001-08:00</published><updated>2010-01-05T15:10:00.494-08:00</updated><title type='text'>Bernés par leurs enfants</title><content type='html'>Quand, pour se venger de leur propre enfance chez les prêtres, des directeurs d’agence publicitaire qui se sont partagé le festin de l’après-68 nous infligent des campagnes où l’on voit bafouer l’image de l’adulte, de l’aînesse, de la masculinité, ils ne font rien d’innocent. Une mode tyrannique exige aujourd’hui que le père de famille soit ridicule, de préférence devant une conjuration mère-fille. « Je ne sais plus quoi faire de ton père », dit une femme excédée par son mari coureur de jupons. Une fille de six ans explique à son géniteur qu’avec le nouveau produit Candia il peut recommencer à digérer le lait. L’épouse appuie avec une vague ironie. Après la première gorgée, le papa se retrouve en culottes courtes.&lt;br /&gt;On ignore si la campagne est un succès, mais le message sociologique, lui, est reçu cinq sur cinq par les enfants et les épouses : les pères sont bernés comme les gérontes de Molière l’étaient par leurs valets. Sauf que les Scapin d’aujourd’hui n’ont pas l’âge de raison. Les seuls adultes tolérables à leurs yeux sont ceux qui cèdent à leurs caprices.&lt;br /&gt;Parallèlement, la campagne télévisée relative à la pédophilie tend à établir une conjonction douteuse entre l’autorité et l’abus d’autorité, entre le privé et l’abus du privé. L’intimité familiale est suspecte de favoriser le viol. On a introduit, qu’on le veuille on non, le ferment d’un doute systématique dans les esprits juvéniles, à propos de ce qui est domestique, masculin et autoritaire. “L’idée”, comme disent les branchés, c’est de prévenir. Mais la prévention se traduit par une exigence excessive de transparence, par une négation du secret familial, lequel est pourtant le lieu même où se forgent l’identité, le caractère et la volonté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2540174709393512674?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2540174709393512674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2540174709393512674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/bernes-par-leurs-enfants.html' title='Bernés par leurs enfants'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3488024722285109775</id><published>2010-01-05T09:41:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:42:37.107-08:00</updated><title type='text'>Toujours en aval</title><content type='html'>Ici, le maire d’une commune de dix mille habitants fait voter un budget d’équipement pour une protection vidéo. Là, on installe un portique électromagnétique à l’entrée d’un collège, d’un tribunal ou d’une prison. Là encore, on obtient des constructeurs d’avions qu’ils fassent équiper leurs futurs appareils d’un poste de pilotage blindé. Partout se multiplient les systèmes d’identification par l’iris, par la voix, par les empreintes digitales. Partout on réclame la surveillance de vos faits et gestes et la dissuasion généralisée.&lt;br /&gt;Or, c’est toujours en aval.&lt;br /&gt;Il s’agit en effet d’intervenir afin qu’un malfaiteur, ayant conçu le projet déraisonnable de tirer aveuglément dans la foule, en soit dissuadé par la présence d’un portique, d’une caméra ou d’un agent de police.&lt;br /&gt;Observons qu’il n’est jamais question, en revanche, de l’empêcher de concevoir son funeste dessein. Il ne s’agit jamais de lui donner une éducation qui sache exclure jusqu’à l’imagination du crime. Ce serait attenter gravement à sa liberté. Moyennant quoi, vingt ans après, il achète des armes de guerre, viole les femmes, défie l’autorité, menace d’un couteau quiconque le regarde dans les yeux, etc.&lt;br /&gt;En se livrant à ce genre de fantaisies dérogatoires à l’ordre commun, il exerce sa liberté mais limite celle des autres dans des proportions spectaculaires. En sorte que dix ans plus tard, si aucune réforme brutale de l’éducation n’est intervenue, on assiste à l’apparition d’une caste de 5 % de citoyens dont le comportement “à risques” justifie pêle-mêle et pour tout le monde : le quintuplement des rails de sécurité, la présence d’agents de la force publique dans chaque wagon de chemin de fer, l’identification dans tous les aéroports, la protection magnétique dans tous les hôpitaux, écoles, musées, etc. On ne peut plus prendre un avion sans décliner son pedigree, prendre le bus sans être filmé, monter dans le TGV sans garder sa valise sur les genoux. La liberté des 5 % devient tyrannie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3488024722285109775?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3488024722285109775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3488024722285109775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/toujours-en-aval.html' title='Toujours en aval'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2864057524075690297</id><published>2010-01-05T09:40:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:41:20.478-08:00</updated><title type='text'>glossaire : DDE</title><content type='html'>DDE: administration au fonctionnement mystérieux qui se déplace à contrecœur pour constater les infractions une fois sur quatre et qui laisse acheter, par des innocents, des terrains inconstructibles pourtant déjà construits, bâtiments dont elle n’a pas su empêcher l’érection, mais dont elle exige la destruction dix ans plus tard, quand les propriétaires ont changé et quand l’application de la loi équivaut pour eux à une spoliation.&lt;br /&gt;Lorsque la mode&lt;span style="font-style: italic;"&gt; mani pulite&lt;/span&gt; aura débarqué en France, les juges sauront certainement par quoi commencer, mais on aimerait aussi qu’ils sachent par qui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2864057524075690297?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2864057524075690297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2864057524075690297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/glossaire-dde.html' title='glossaire : DDE'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3714071021976311905</id><published>2010-01-05T09:37:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:39:45.533-08:00</updated><title type='text'>Barbarie tchétchène et martyre russe ou le contraire</title><content type='html'>Il est parfois utile de regarder les chaînes américaines pour corriger les oublis des nôtres. Au sujet des “combattants tchétchènes”, l’exercice devient indispensable. Le fait que les membres du commando du théâtre de Moscou aient libéré, dans les premières heures, outre quelques femmes enceintes et une poignée d’enfants, les musulmans présents dans la salle, a été rapporté scrupuleusement par CNN. La précision n’a pas effrayé non plus les radios françaises, lesquelles ont pourtant laissé s’exprimer nombre d’auditeurs sur le thème : “Pourquoi accabler l’islam ? Ce n’est pas parce que les femmes du commando portent une cagoule qu’il faut parler de tchador” etc. A quoi le journaliste n’a pas cru bon de répondre que la libération de musulmans était un puissant indice, mais passons.&lt;br /&gt;En tout cas cette libération révélait le peu de cas que font les activistes des “chiens d’infidèles” que nous sommes. Quant à la télévision, on ne peut pas dire qu’elle en ait beaucoup parlé. On peut même dire le contraire. Sauf erreur de ma part, elle n’en a pas parlé du tout.&lt;br /&gt;Pour connaître la vraie nature du combattant tchétchène, il fallait donc se reporter une fois du plus au remarquable reportage de Christiane Amampour sur CNN : pendant plus d’une heure nous avons eu droit à des confessions de soldats russes qui témoignaient que leurs compagnons tombés aux mains de l’ennemi étaient découpés en morceaux tout vivants, éventrés au soleil, pendus avec leurs tripes, etc., le tout fort explicitement au nom de l’islam, et aux cris d’Allah Akhbar par des gens qui, par ailleurs, se livrent au trafic de drogue, de femmes, de matières radioactives et de pièces de rechange jusqu’au Pakistan. Ils infestent la vie sociale russe d’une criminalité endémique depuis deux siècles et Dostoïevski rapportait déjà qu’ils écorchaient vifs les agents de l’empire. Ce qui n’empêche pas nos médias de nous parler à tout bout de champ de la barbarie russe et du martyre tchétchène.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3714071021976311905?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3714071021976311905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3714071021976311905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/barbarie-tchetchene-et-martyre-russe-ou.html' title='Barbarie tchétchène et martyre russe ou le contraire'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5831091814242301511</id><published>2010-01-05T09:31:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:37:44.133-08:00</updated><title type='text'>Génération Valseuses</title><content type='html'>Deux compères de vingt ans terrorisent des ménagères dans un parking, leur disent « casse-toi la vieille », intimident un couple de bourgeois sur la route des vacances, leur arrachent leur fille, leur voiture, et parviennent à convaincre la demoiselle de les mener jusqu’à la maison de campagne familiale. En arrivant dans ce pavillon forestier, après avoir commenté la décoration des lieux sur le ton du mépris dont les oisifs et les jouisseurs accablent ceux qui achètent leur confort à crédit, ils décident de “se taper la nana”, à tour de rôle avec son consentement lassé, il est vrai, ce qui permet de prétendre qu’on assiste à un déniaisement plutôt qu’à un viol, mais la limite est aussi mince qu’une pelure d’oignon. La scène entend illustrer que la jeunesse obéit à ses propres codes, lesquels prévalent toujours sur ceux des adultes, et qu’elle est, par définition, solidaire contre l’ordre établi.&lt;br /&gt;Ce film,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; les Valseuses&lt;/span&gt; aura fonctionné pour toute une génération, la mienne, comme une invitation à la barbarie. Il prescrit à la jeunesse de s’affranchir de toute bienséance, par la menace si nécessaire, et nous montre des voyous abordant des gens ordinaires avec le sourire du tortionnaire.&lt;br /&gt;Et alors? dira t-on. Quel est l'objet de ce tour de piste ? Il n'y en a pas d'autre, ce texte est fait pour être livré en pâture au robot indexeur de Google, afin qu'une autre vérité que le prêchi-prêcha obligatoire à propos de ce prétendu&lt;span style="font-style: italic;"&gt; film-culte&lt;/span&gt; circule sur internet et finisse par ouvrir les yeux de la jeunesse de demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5831091814242301511?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5831091814242301511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5831091814242301511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/generation-valseuses.html' title='Génération Valseuses'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-9050561783716462106</id><published>2010-01-05T09:22:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:31:25.317-08:00</updated><title type='text'>Alexandre Dumas canonisé à sec</title><content type='html'>L’entrée au Panthéon d’Alexandre Dumas fut un coup de canon dont l’écho résonne encore dans nos mémoires abasourdies.&lt;br /&gt;D’abord nous avons appris que Dumas fut un grand métis autant qu’un grand écrivain. Nos historiens de la littérature croyaient qu'il devait être honoré pour son génie mais non, il fallait   qu’il le fût malgré ses cheveux crépus. Pour un peu, on nous convaincrait que sa carrière a failli être compromise par la couleur de son teint. Il a triomphé pendant un siècle et demi, il a vécu comme un nabab, il est encore unanimement considéré comme un prince des lettres, mais il s’en est fallu d’un poil pour que ce fût le contraire et pour que les méchants racistes l'empêchent de faire carrière.&lt;br /&gt;On pourrait appliquer le même raisonnement spécieux aux Russes et à Pouchkine. Certes, de Moscou à Vladivostok on adore le grand poète, mais on va nous expliquer à présent qu’avec leur vieux fond xénophobe et orthodoxe, les Russes (ces quasi-Serbes !) ne devraient pas, en toute logique, vénérer un homme de génie qui avait un quart de sang noir. En somme, ils auraient pu faire un effort pour coller davantage à leur mauvaise réputation.&lt;br /&gt;La vérité, c’est qu’il n’existe aucune réticence des Français à l’égard de ceux qui font la grandeur de la France, quelle que soit leur couleur. Mais ils n'aiment pas ceux qui la défont quelle que soit leur couleur aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-9050561783716462106?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9050561783716462106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9050561783716462106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/alexandre-dumas-canonise-sec.html' title='Alexandre Dumas canonisé à sec'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1289294951798050160</id><published>2010-01-05T09:18:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:22:17.242-08:00</updated><title type='text'>Génie du Christianisme</title><content type='html'>Bébé Cadum, nouvelle vague, jeunisme, maoïsme, nouvelle modernité, réalisme des années 1980, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nouveaux réacs&lt;/span&gt;, nos parvenus de 68, bientôt septuagénaires, vont redécouvrir le génie du christianisme et les vertus de la sagesse antique. On parie ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1289294951798050160?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1289294951798050160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1289294951798050160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/genie-du-christianisme.html' title='Génie du Christianisme'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8803461094465037888</id><published>2010-01-05T09:17:00.000-08:00</published><updated>2010-01-09T13:43:46.328-08:00</updated><title type='text'>Cracher sur la tombe de son grand père</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S0j4hq8WZ8I/AAAAAAAAB9s/8iVez5yypzs/s1600-h/Page_1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 285px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S0j4hq8WZ8I/AAAAAAAAB9s/8iVez5yypzs/s320/Page_1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424859008514549698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il y a de plus en plus de publicités que je ne comprends pas », me confiait, récemment, un homme de soixante-quinze ans devant la télévision.&lt;br /&gt;La publicité qui le laissait perplexe faisait l’objet d’un reportage au journal de TF1, ce qui était déjà inhabituel. Son réalisateur s’appelait Antoine de Caunes. Apparemment cela justifiait de grands égards, encore qu’on eût le droit de se demander pourquoi. J’ai dû me livrer à une explication des intentions du réalisateur et de ses producteurs, bref à ce qu’on appelle aujourd’hui un décryptage. Le voici.&lt;br /&gt;Le film présente une scène d’enterrement (catholique, pour autant qu’il m’en souvienne, c’est-à-dire que nous sommes dans la France la plus traditionnelle, la plus bourgeoise, détail qui n’est pas indifférent).&lt;br /&gt;On y voit des adultes et des enfants endimanchés en train de se pencher sur un cercueil verni. Ils jettent des roses dans le trou. Un petit garçon s’approche, prend une rose mais, au lieu de la lancer, crache rageusement sur la tombe. Commentaire en surimpression : « Sept cas de pédophilie sur dix ont lieu dans la famille. »&lt;br /&gt;Le vieux monsieur perplexe n’avait pas ses lunettes. J’ai songé qu’il n’avait pas compris cette publicité parce qu’il n’avait pas lu le sous-titre. Mais en l’interrogeant, je me suis aperçu que cet homme n’imaginait pas un instant que l’on pût infliger à des millions de Français, au nom d’une association de protection de l’enfance, le spectacle d’une haine aussi radicale, aussi inhumaine, dirigée de surcroît de l’enfant vers l’adulte, en une période où les thèmes de l’autorité et du respect agitent tous les plateaux.&lt;br /&gt;Pour attirer l’attention sur le sort de quelques centaines de victimes de l’inceste, les auteurs du film ont donc choisi d’offenser l’imaginaire de millions d’innocents. Innocents au sens évangélique, c’est-à-dire des enfants à qui ces idées-là, sans eux, ne seraient jamais venues à l’esprit. Elles les auraient totalement épargnés si une oligarchie associative, payée pour les leur infliger de force, n’avait pris soin d’éveiller leur conscience en salissant leur âme au nom du bien commun.&lt;br /&gt;A quel monde faut-il appartenir en effet, pour croire qu’un film montrant un enfant crachant sur la tombe de son grand-père possède la moindre vertu sociale ? Ce soir-là, des millions de gens se sont étranglés d’indignation en voyant cette scène à l’heure du dîner en compagnie de leurs propres enfants.&lt;br /&gt;Ce soir-là, des millions d’enfants auront subi le crachat de ce petit garçon comme un viol (le résultat est donc exactement le contraire de celui escompté). Ce soir-là, nous avons vu commettre en direct un attentat public à la pudeur qui a laissé le CSA de marbre et qu’on essaie, en ce moment, de nous faire passer pour un acte de prophylaxie.&lt;br /&gt;Quand il s’agira de remonter aux origines de la flambée de haine adolescente dans notre société, les historiens n’auront pas à chercher loin pour retrouver les incendiaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8803461094465037888?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8803461094465037888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8803461094465037888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/cracher-sur-la-tombe-de-son-grand-pere.html' title='Cracher sur la tombe de son grand père'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S0j4hq8WZ8I/AAAAAAAAB9s/8iVez5yypzs/s72-c/Page_1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3835130785570305826</id><published>2010-01-05T09:15:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:16:41.750-08:00</updated><title type='text'>Monte dans ta chambre</title><content type='html'>La publicité télévisuelle est un puissant outil de diagnostic sociologique. Elle résulte elle-même d’une analyse très fine des phénomènes sociaux, mais qu’on ne compte pas sur elle pour corriger les mœurs en faisant du commerce. Elle ne corrige rien. Au besoin, elle aggrave tout.&lt;br /&gt;Prenons le cas des foyers monoparentaux. L’archétype actuel est celui de la mère qui élève seule ses enfants. Ses enfants ? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Son &lt;/span&gt;enfant, mâle, souvent unique, un petit garçon déluré, bavard, turbulent, qui suscite une indulgence de principe et qui en abuse sans scrupule.&lt;br /&gt;Il a besoin d’une lessive qui respecte les couleurs. Il ne mange pas n’importe quels biscuits. Il réprimande son poisson rouge. Quand on propose à sa mère une dégustation en supermarché, il s’écrie : « Hé j’en veux moi ! » Que fait la mère ? Exige-t-elle qu’il reformule cette exigence de jeune chiot dans des formes civiles ? Pas du tout. Elle s’extasie de le voir avaler le produit.&lt;br /&gt;Dans une autre publicité, notre mère explique à la caméra qu’il faut lui donner de bons yaourts parce qu’elle ne peut pas toujours être avec lui. Dans une autre encore, elle avoue qu’elle aimerait être une souris pour « voir ce qu’il fait en ce moment » (imaginez l’horreur).&lt;br /&gt;Nous sommes en pleine névrose des deux côtés. Chez les mères, permissivité et omniprésence : Big Mother is loving you. Quant à l’enfant, il exige l’attention en permanence, et il veut des satisfactions immédiates. Soit le contraire de ce qui est requis pour fonder une vie sociale harmonieuse. Quant à la figure du père qui rentre du bureau, nous assistons en ce moment à sa disparition progressive dans l’imaginaire collectif. En revanche, le vieux sorcier à la Harry Potter exerce sur l’esprit des enfants un curieux attrait. Le cinéma nous montre de plus en plus de vieillards solennels qui rappellent la règle et la discipline intérieure à de jeunes novices attentifs. Qu’il s’agisse de la Guerre des étoiles ou du Seigneur des anneaux, il est inquiétant de voir remonter des gouffres moyenâgeux des figures de mages comme seules capables d’inspirer le respect. On ferait mieux de rétablir la dignité paternelle de proximité, qui naguère se contentait de refermer le journal et de dire : “Monte dans ta chambre.”&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3835130785570305826?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3835130785570305826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3835130785570305826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/monte-dans-ta-chambre.html' title='Monte dans ta chambre'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8272973076605868282</id><published>2010-01-05T09:13:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T09:15:19.930-08:00</updated><title type='text'>Speed dating</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Speed dating&lt;/span&gt; : technique qui consiste à rencontrer sept prétendants par semaine à raison de sept minutes chacun, pour 450 euros par mois. Les changements de cavalière, lors des bals d’autrefois, obéissaient au même principe pour beaucoup moins cher.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8272973076605868282?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8272973076605868282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8272973076605868282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/speed-dating.html' title='Speed dating'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8158890799671616620</id><published>2010-01-04T07:59:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T08:00:47.145-08:00</updated><title type='text'>Le Père Noël c'est nous</title><content type='html'>Une petite fille descend un escalier d’un air menaçant. Gros plan sur son frère se préparant au combat. La mère armée fourbit un rouleau à pâtisserie. Le père brandit une pagaie. La famille énumère les nombreux avantages du bouquet satellite convoité, « le cadeau qu’il ne fallait pas oublier cette année ». Or le Père Noël l’a visiblement oublié. Il est ligoté, bâillonné au pied du sapin, les lunettes en déroute, le regard écarquillé d’effroi. Le père élève à deux mains sa pagaie pour assommer le vieil homme, et sa famille semble décidée à participer au châtiment d’un cœur léger.&lt;br /&gt;Je sais, les trois quarts des gens n’y trouveront rien à redire. Et pourtant, nous entrons ici au royaume de la barbarie par la porte de service. Ne parlons même pas de l’emblème de douceur que représente le Père Noël, des valeurs qu’il incarne, etc. Cet argument est tout juste bon pour les Roumains. Dans notre pays, il serait balayé comme grotesque. Evoquons plutôt le mobile du sacrilège. Ce qu’on nous donne comme passible de cette raclée préméditée, c’est le crime de lèse-convoitise. Le Père Noël est coupable de n’avoir pas anticipé, chez une famille ordinaire, le désir de recevoir dix-huit films par jour et les matchs de première division en Dolby stéréo. Résultat, le même ressentiment haineux s’empare du clan tout entier. Répétons-le, il y a passage à l’acte, usage d’une arme, la victime est bâillonnée et entravée. Circonstance aggravante, elle a soixante-quinze ans. Les psychiatres pourraient gloser longtemps sur la “symbolique” de tout cela. La tribu est réunie pour procéder au meurtre de l’ancêtre au nom de la jouissance immédiate.&lt;br /&gt;Ici je conçois volontiers qu’on m’accuse de manquer d’humour. Alors, comme le sujet s’y prête, faisons intervenir une parabole. Par exemple, imaginons un enfant de six ans adopté, en Somalie ou en Inde, par une famille française. La seule langue qu’il connaisse est encore celle du cœur. Il vient de débarquer à Paris pour les fêtes de Noël. Un soir à la télévision, que voit-il ? Un vieil homme chenu semblable à ceux qui, dans son pays d’origine, prient et mendient aux marches des temples. Or des enfants aux parents, chacun tombe sur ce vieillard à coups de pelle.&lt;br /&gt;En quoi consiste la parabole ? En ce que malheureusement, pour les quatre-cinquièmes de l’humanité, le Père Noël, c’est nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8158890799671616620?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8158890799671616620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8158890799671616620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/le-pere-noel-cest-nous.html' title='Le Père Noël c&apos;est nous'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7935116602086943434</id><published>2010-01-04T07:58:00.001-08:00</published><updated>2010-01-04T07:58:54.526-08:00</updated><title type='text'>Multirésistance</title><content type='html'>A la télévision, nul besoin d’obliger les invités à défiler en rang d’oignons pour ne voir qu’une seule tête : sur les plateaux le discours tend partout à devenir le même. Ce phénomène s’explique d’abord par une sorte de sagesse immunitaire du système. L’outil télévision isole les cellules aberrantes, les foyers d’infection et les paroles dissidentes afin de s’assurer que les plateaux ne se transforment pas en pétaudières.&lt;br /&gt;Jusque-là c’est légitime et pas dangereux. Dans le pire cas, on se contente de coincer les discours atypiques entre de solides guillemets, des guillemets institutionnels, en attribuant pour vocation à l’émission de donner refuge aux originalités. La condition indispensable, c’est le direct. Or on connaît ses inconvénients : dans une société qui n’est plus seulement abreuvée d’images mais dominée par elles, une émission comme Droit de réponse constituerait un véritable péril. Elle donnerait à n’importe qui le pouvoir d’attirer l’attention sur un scandale, de proférer des menaces ou des accusations sans autre garde-fou que la correctionnelle.&lt;br /&gt;Elle offrirait surtout un exutoire intolérable à la vérité. Le premier remède est venu naturellement : enregistrer. Hélas, le public préfère le produit frais. Il a donc fallu s’arranger pour que le direct s’éloigne le plus possible de la nature, pour que le produit frais ne sente jamais mauvais, pour que les foyers d’infection disparaissent du discours. Le recours aux antibiotiques était inévitable. Conséquence, depuis une vingtaine d’années, deux familles d’antibiotiques ont été administrées sans le moindre discernement : le recours à la dérision et l’appel au public. Quand un personnage a quelque chose à dire de façon plus solennelle que les autres, quand un tribun organise une conférence de presse le matin, ses propos sont travestis, le soir même, pour cinq millions de téléspectateurs (feu le Bébête-Show, les Guignols, etc.). Quand le même personnage s’exprime sur un plateau, on s’arrange pour que le public ne soit plus réduit aux quatre tondus de service, mais exposé par dizaines sur des gradins, où il réagit sur invitation expresse du présentateur afin d’atténuer la portée des propos tenus.&lt;br /&gt;Le terme de l’évolution n’est pas encore atteint, mais il suffit d’observer les excès de la prophylaxie médicamenteuse pour se douter de ce qui va se passer. Après vingt ans de surconsommation d’antibiotiques, les formes de pensée infectieuses sont en train de développer une multirésistance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7935116602086943434?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7935116602086943434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7935116602086943434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/multiresistance_04.html' title='Multirésistance'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-6557970502664444339</id><published>2010-01-04T07:56:00.000-08:00</published><updated>2010-01-11T10:30:58.584-08:00</updated><title type='text'>Penseur à la Française</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S0tuVDd--BI/AAAAAAAAB94/Sv2HPUoDNsE/s1600-h/artiste.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 294px; height: 311px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S0tuVDd--BI/AAAAAAAAB94/Sv2HPUoDNsE/s320/artiste.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425551484085270546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un insupportable penseur à la française nous livrait il y a peu, de ses actions en faveur du bon droit, un résumé que voici : avec ses amis, ses éditeurs, ses compagnons de lutte, il a cru pouvoir changer le monde au nom de la liberté, avant de s’apercevoir que ses efforts menaient à l’opposé de ce qu’il voulait faire. Mais il n’a pas renoncé à amender ses contemporains. Sa détermination est intacte. Son combat pour la liberté reste à mener, partout où règnent oppression et injustice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant passons aux résultats. (La démarche c’est bien, mais les résultats c’est mieux.) La famille de pensée qu’il représente est parvenue, en une vingtaine d’années, à réaliser un prodige : l’éradication de la pensée adverse. On peut déjà observer que dans notre pays ce sont les anciens staliniens qui restent au micro pour expliquer combien ils ont eu tort, les athées convertis qui nous accablent de leurs prêches, les libertaires qui prônent le retour au couvre-feu, les écologistes qui parlent de droit à polluer.&lt;br /&gt;Reste à savoir comment s’est exercé, sur le terrain, leur apostolat de la liberté. On ne sera pas surpris de s’apercevoir que leurs thèmes sont devenus totalitaires. La définition permanente d’une “France moisie”, d’un ennemi intérieur caricaturé comme le furent, en d’autres temps, certaines communautés, a finalement mené à la constitution chez nous de listes noires, dans tous les secteurs d’activité qui ont un rapport avec la production du sens. Chez les journalistes, chanteurs, peintres, écrivains, fonctionnaires, présentateurs de télévision, etc., certains sont voués aux travaux sans gloire en attendant le jugement de la postérité. Les petits-enfants du sénateur McCarthy ont essaimé dans le camp de ses victimes, lesquelles emploient désormais des méthodes identiques . On exhumera un jour, par exemple, un morceau d’anthologie que fut ce numéro du "Mouvement des idées" (émission de LCI dirigée par Edwy Plenel du Monde) où Bernard-Henri Lévy et Philippe Sollers, deux écrivains somme toute très peu dissidents, sont venus dénoncer publiquement l’un de leurs collègues dont je ne citerai pas le nom par crainte de représailles.&lt;br /&gt;Il eut quelque difficulté à leur répondre puisqu’il n’était pas invité. Tant pis, ils l’ont accablé en son absence comme l’eût fait, à propos des écrivains complices de la bourgeoisie, n’importe quel thuriféraire de Staline en 1948. Le tout au nom du bon goût et de la vigilance, avec une violence digne de Jean-Paul Sartre qui écrivait en 1949 : « La seule chose que nous ayons à faire maintenant, est de supprimer la presse contre-révolutionnaire »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-6557970502664444339?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6557970502664444339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6557970502664444339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/multiresistance.html' title='Penseur à la Française'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/S0tuVDd--BI/AAAAAAAAB94/Sv2HPUoDNsE/s72-c/artiste.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-447384712210052480</id><published>2010-01-04T07:54:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T07:56:22.270-08:00</updated><title type='text'>Un chahut pour une révolution</title><content type='html'>Trois mille excités brandissant des banderoles à Peshawar. La caméra permet tous les abus devant ce genre de spectacle. C’est le seul instrument qui permette de faire passer un chahut pour une révolution. Les “écoles coraniques” le savent. Les télévisions occidentales aussi, mais on se demande à quoi elles jouent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-447384712210052480?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/447384712210052480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/447384712210052480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/un-chahut-pour-une-revolution.html' title='Un chahut pour une révolution'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-98316757973612244</id><published>2010-01-04T07:53:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T07:54:40.067-08:00</updated><title type='text'>Carré jaune</title><content type='html'>Il y a quelques jours,  e-mail reçu d’un ami anglais (une pétition, en vérité). Il concernait le port obligatoire du carré jaune pour les hindous de Kaboul. La pétition était à adresser au secrétaire général de l’Onu. Elle était fort longue et ne négligeait pas de citer les références historiques qui viennent à l’esprit de chacun.&lt;br /&gt;Ce crime contre l’humanisme donne la mesure exacte de ce contre quoi se bat notre civilisation. Il a été discuté dans de nombreux pays, mais pas le nôtre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-98316757973612244?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/98316757973612244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/98316757973612244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/carre-jaune.html' title='Carré jaune'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7775718559412674875</id><published>2010-01-04T07:51:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T07:53:09.809-08:00</updated><title type='text'>Distorsion</title><content type='html'>La tendance à préférer les fictions policières à toutes les autres, à se repaître sans cesse du spectacle, de l’analyse et de la sociologie du crime, la propension générale à confondre littérature et suspense, art et polar, tragédie et documentaire, ont fait la fortune des producteurs d’histoires de flics à la télévision.&lt;br /&gt;Le nombre des séries décrivant un service de la police judiciaire, un commissariat, une brigade spécialisée, un cabinet de juge devient non seulement écrasant mais préoccupant. Il introduit dans l’offre de programmes une distorsion au bénéfice des œuvres qui donnent de la nature humaine une vision détestable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7775718559412674875?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7775718559412674875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7775718559412674875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/distorsion.html' title='Distorsion'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-4803383369011924023</id><published>2010-01-04T07:49:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T07:51:14.693-08:00</updated><title type='text'>Morte sans visage</title><content type='html'>Je revois cette femme afghane couverte de cette étoffe grossière, délavée qui ressemble à un sac postal, et qu’on tuait à bout portant dans un stade bondé, comme ça, d’une simple balle dans le sac. L’émotion naissait non seulement des circonstances, abjectes, du sourire de ces hommes aux dents blanches (dont, rappelons-le, l’un des sports nationaux consiste à jouer au polo avec un cadavre de mouton), mais du fait que cette femme, déjà privée de visage pendant sa vie, le fût aussi dans la mort. Ce n’est pas nouveau, dira-t-on. Maintenant que l’émotion a fait une place légitime à la colère, on nous rabâche les innombrables traits de barbarie dont certaines philosophies politiques et religieuses se rendent coupables, fidèles à leur tradition millénaire, elle-même flattée par une démagogie beaucoup plus récente. On nous rappelle que la corruption et la cruauté avaient cours depuis des années en Arabie saoudite. Mais qui les a laissées s’autofinancer pendant quarante ans ? Qui a fait, de cette famille Ben Laden, la version djellaba du clan des Siciliens ? Qui a donné, comme dans James Bond, les clés du monde moderne à des maniaques richissimes qui vivent dans des grottes et qui concilient la pratique d’Internet avec celle de la torture ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-4803383369011924023?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4803383369011924023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4803383369011924023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/morte-sans-visage.html' title='Morte sans visage'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3142322535596424155</id><published>2010-01-04T07:48:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T07:49:13.841-08:00</updated><title type='text'>De la vigilance à l'égard des pirates</title><content type='html'>Le fameux plan de sécurité nationale, dont je répugne à écrire le nom ridicule et qui protège les poubelles, les gares, les aéroports, les Galeries Lafayette ou la tour Eiffel n’empêchera jamais personne de faire sauter trente supérettes de villes moyennes en un quart d’heure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3142322535596424155?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3142322535596424155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3142322535596424155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/de-la-vigilance-legard-des-pirates.html' title='De la vigilance à l&apos;égard des pirates'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2232935570704582962</id><published>2010-01-04T07:41:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T07:45:40.222-08:00</updated><title type='text'>Patinage à contre-temps</title><content type='html'>Quelques années après que François Mauriac eut présidé la distribution des prix dans mon collège, à l’époque où les écoliers sortaient le jeudi, je me souviens que lors du Salon de l’enfance, manifestation saisonnière assez courue, on pouvait voir et même essayer des patins à roulettes en ligne qui permettaient d’exécuter, sur une piste en ciment, la plupart des figures du patinage sur glace.&lt;br /&gt;Il y a donc quarante-cinq ans que le roller fut inventé, probablement par un ingénieur européen qui n’a pas déposé de brevet. Cette invention n’a fait l’objet d’aucune curiosité. Pour quelle raison ? Etait-elle dangereuse ? Sa mise au point était-elle bâclée ? Pas le moins du monde : la vraie raison est que l’Amérique n’avait pas daigné plébisciter ce nouveau patin à roulettes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2232935570704582962?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2232935570704582962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2232935570704582962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2010/01/patinage-contre-temps.html' title='Patinage à contre-temps'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3500916332540953991</id><published>2009-05-14T01:46:00.000-07:00</published><updated>2009-05-14T01:52:33.666-07:00</updated><title type='text'>Droits d'auteur</title><content type='html'>Les parents devraient se considérer comme la cause d'une naissance or ils sont persuadés qu'ils en sont les auteurs. En vérité s'il fallait établir un pourcentage de droits d'auteur selon les lois de la génétique, ils percevraient une misère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3500916332540953991?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3500916332540953991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3500916332540953991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/05/droits-dauteur.html' title='Droits d&apos;auteur'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1599534264164267065</id><published>2009-04-15T06:15:00.000-07:00</published><updated>2009-04-15T06:32:07.867-07:00</updated><title type='text'>Indifférence ou crainte ?</title><content type='html'>Comment ? écrivent les lecteurs des journaux, comment les voisins de cette famille de huit enfants vivant à Banyuls n'ont-ils pas porté plainte pour mauvais traitements devant des fillettes qui pesaient vingt deux kilos à douze ans et demi ? &lt;br /&gt; Nous laisserons au lecteur le soin de deviner ce que pouvaient craindre, et de qui, les voisins qui n'ont pas voulu parler.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1599534264164267065?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1599534264164267065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1599534264164267065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/04/indifference-ou-crainte.html' title='Indifférence ou crainte ?'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-170540295005516621</id><published>2009-04-05T12:04:00.000-07:00</published><updated>2009-04-05T12:52:35.936-07:00</updated><title type='text'>Les procès de demain</title><content type='html'>(1998)Il serait utile d’imaginer comment les archives du présent qui sont en constitution sous nos yeux serviront aux grands procès de demain.&lt;br /&gt; L’une des grandes leçons de l’affaire Papon est qu’il est désormais loisible à n’importe qui, n’importe quand, même cinquante ans après les faits, d’exhumer des documents pour faire juger des octogénaires par des gens qui n’ont pas la moitié de leur âge. &lt;br /&gt;Or justement , des octogénaires, les chiffres de l’INSEE nous en promettent beaucoup avant la moitié du siècle prochain . En outre depuis Vichy, les capacités de production, de stockage et d’indexation des documents se sont multipliées de manière exponentielle. Si une signature et un tampon de 1942 suffisent à remettre en cause trente ans de gaullisme institutionnel quel sera, en 2030, le destin des images, interviews, déclarations diverses consignées sur notre actualité dans les archives des radios et des télévisions? Qui peut le dire ? Plus personne.&lt;br /&gt;Un haut fonctionnaire, un décideur, un militaire ne sauront jamais plus ce que l’avenir leur réserve. Cela dépend certes de la façon dont ils écrivent l’histoire, mais aussi en grande partie de qui la lira, et devant qui. Pour le prévoir il leur faudrait prévoir la nature des événements qui les attendent . Et surtout en quoi l’implacable curiosité des enquêteurs du futur servira la politique d’une époque dont ils ignorent la sensibilité. &lt;br /&gt;Pour tout esprit honnête et perspicace, la perspective de voir un jury visionner&lt;br /&gt;avec l’aide d’un index informatique des kilomètres de bandes magnétiques dans quarante ans, pour confondre on ne sait encore qui, au nom d’on sait encore quoi, est  terrifiante. Pourtant la maquette du procédé est en phase de test à la télévision toutes les semaines.&lt;br /&gt;Combien d’invités se font désormais piéger en direct par des images d’archives qui les représentent en train de proférer des âneries ?  On ne cesse d’exhumer des déclarations, des petites phrases, généralement pour nourrir des bêtisiers, mais ne nous y trompons pas : quand on développe un outil informatique pour fouiller les archives vidéo de manière à retrouver une sottise en cinq minutes, quand on est capable d’extirper un visage de la foule d’une réunion, on peut confondre à peu près tout le monde.Les faits et gestes de deux générations sont dans une boîte de Pandore au couvercle fragile. S’il prend fantaisie à quiconque de se pencher sur les responsabilités de la France dans telle ou telle tragédie internationale, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;si demain, un régime doté de pleins pouvoirs considère le blanchiment ou les crimes financiers comme imprescriptibles , si une réédition des procès de Moscou doit servir les desseins d’une société future dont nous ne savons encore rien , on peut déjà dresser la liste des professions exposées et des retraités à risque.&lt;br /&gt; Une fois l’ordre rétabli, les octogénaires de la banque française auront du souci à se faire &lt;/span&gt;. On risque même de leur imputer l’incendie de certains entrepôts dans le port du Havre (Crédit Lyonnais), voire celui d’un siège social (idem), allez savoir. Ce qui prouverait au moins qu’ils étaient conscients du danger de l’archivage avant tout le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-170540295005516621?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/170540295005516621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/170540295005516621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/04/les-proces-de-demain.html' title='Les procès de demain'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5536180309072634706</id><published>2009-04-02T23:27:00.000-07:00</published><updated>2009-04-02T23:33:43.806-07:00</updated><title type='text'>Les inquisiteurs de la laïcité</title><content type='html'>La vigilance des inquisiteurs de la laïcité révèle à quel degré notre vie sociale porte l'empreinte du christianisme. Vouloir extirper toute référence à cette empreinte dans les usages et le vocabulaire représente une mutilation. Faudra t-il fonder une association pour défendre les 4284 communes françaises qui ont le malheur de porter un nom de saint?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5536180309072634706?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5536180309072634706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5536180309072634706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/04/les-inquisiteurs-de-la-laicite.html' title='Les inquisiteurs de la laïcité'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1351479841529492662</id><published>2009-03-28T13:05:00.000-07:00</published><updated>2009-03-28T13:08:53.520-07:00</updated><title type='text'>Cinéma d'avant guerre (la prochaine)</title><content type='html'>(1998)La télévision diffuse le remake télé de Nikita dont j’ai entendu parler par hasard aux Etats-Unis et qui recueille là-bas un succès fou sous le nom &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La femme Nikita &lt;/span&gt;. Plus de deux cents sites internet, une série, la tueuse décervelée par un improbable agent du contre-espionnage y est devenue un personnage-culte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais dû me douter que les raisons d’une telle faveur manquaient un peu d’innocence mais cette B.D. hystérique représente un sommet de sauvagerie comme les Américains les adorent et comme les adolescents du monde entier les plébiscitent à cause d’eux. Le fait que l’actrice originale, Anne Parillaud, soit issue du vivier des seconds rôles à la française rendait l’ opération « collabos avec Hollywood » encore plus spectaculaire. Après avoir traîné dans deux ou trois polars, l’ancienne égérie d’Alain Delon s’est retrouvée en 1990 passée au tamis californien, privée de ses cheveux, transformée en junkie vénéneuse, bourrée de pilules et maniant le 357 magnum à bout portant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film était déjà le triomphe absolu de l’anti-humanisme mais la série télé tient ses minables promesses. Avec ce produit facile à traduire Luc Besson a rejoint la légion sans honneur des réalisateurs qui propagent la laideur sur la planète entière en prétendant la combattre. Un exemple de dialogue de la série : « J’ai votre enfant, je suis parfaitement décidé à le torturer » (chaîne publique, 23 heures) . &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous saurons où menait tant de cynisme, quand les sociologues et les historiens se pencheront sur les causes du désastre, on analysera ce genre de films comme ceux du Berlin de 1930.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1351479841529492662?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1351479841529492662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1351479841529492662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/cinema-davant-guerre-la-prochaine.html' title='Cinéma d&apos;avant guerre (la prochaine)'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2981330034722089676</id><published>2009-03-28T12:21:00.000-07:00</published><updated>2009-03-28T12:23:51.006-07:00</updated><title type='text'>Le petit juge</title><content type='html'>Le surnom du magistrat d' Outreau, le « petit juge », fait un peu froid dans le dos. Imagine t-on de confier ses coronaires aux soins d'un « petit chirurgien »?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2981330034722089676?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2981330034722089676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2981330034722089676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-petit-juge.html' title='Le petit juge'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1299276963897152440</id><published>2009-03-28T12:02:00.000-07:00</published><updated>2009-03-28T12:24:49.221-07:00</updated><title type='text'>Profondeur de champ</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La France peut-elle encore échapper au terrorisme islamique ?&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pourquoi est-il impossible de réformer la France ?&lt;/span&gt; Dans ces titres de débats télévisés, il s’agit d’asséner une vérité, pas de poser une question. Jusqu’ici le journalisme avait pour objet d’élargir le débat. Aujourd'hui la complexité des problèmes semble interdire le maintien, dans l’information, de ce qu’on appelle la profondeur de champ. Voilà qui nous rapproche chaque jour davantage de la propagande.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1299276963897152440?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1299276963897152440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1299276963897152440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/profondeur-de-champ.html' title='Profondeur de champ'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8503137714501155307</id><published>2009-03-28T05:29:00.000-07:00</published><updated>2009-03-28T05:33:31.885-07:00</updated><title type='text'>Sur l'horrible Fofana et le Gang des Barbares</title><content type='html'>"On nous dit que le “gang des barbares” était formé de gens influençables. On nous dit qu’ils ont accrédité le cliché de la famille juive qui cache un magot.&lt;br /&gt;Mais on ne nous dit pas qu’ils ont imité les films où un chef de bande dit à ses hommes « OK, je vous le laisse » en désignant un captif ensanglanté. On ne nous dit pas qu’ils ont vu cent fois Scarface, les films de Tarantino, les saletés de Luc Besson et les adaptations de Jean-Christophe Grangié. On ne nous dit pas que dans certains jeux vidéo on voit un otage recroquevillé contre un radiateur dans un appartement vide.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8503137714501155307?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8503137714501155307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8503137714501155307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/sur-lhorrible-fofana-et-le-gang-des.html' title='Sur l&apos;horrible Fofana et le Gang des Barbares'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3492236462317443691</id><published>2009-03-20T13:34:00.000-07:00</published><updated>2009-03-23T12:44:31.488-07:00</updated><title type='text'>Sujet de dissertation</title><content type='html'>Les fêtes de l’Aïd et celles de Noël ont fait l’objet d’un traitement télévisuel quasi équivalent, en dépit d’une disparité démographique de un à dix entre les religions concernées.&lt;br /&gt;Vous montrerez que la parité n’est pas toujours synonyme de justice.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3492236462317443691?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3492236462317443691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3492236462317443691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/sujet-de-dissertation.html' title='Sujet de dissertation'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3431823943620456692</id><published>2009-03-20T13:23:00.000-07:00</published><updated>2009-03-20T13:24:29.122-07:00</updated><title type='text'>Manifeste (2002)</title><content type='html'>Vous entendez ce léger sifflement qui traverse le vacarme et que ma voix ne couvre pas?&lt;br /&gt;C'est le joueur de flûte de Hamelin qui est en train de montrer aux enfants le chemin des dépôts d'armes. Les chasseurs, les Renseignements Généraux, les douaniers, les collectionneurs savent qu'il existe en France trois ou quatre filières portuaires par lesquelles on se procure des armes de guerre au flanc des cargos ukrainiens ou albanais. La jeunesse des nations développées sait que le tocsin résonne depuis dix ans aux oreilles de qui veut l'entendre. Elle sait que les esprits les plus faibles sont déjà entrés dans la spirale du crétinisme et de la cruauté qui passe par le jeu vidéo, le film gore, l'horreur de proximité qu'on loue dans un distributeur au fond du moindre parking.&lt;br /&gt;La jeunesse occidentale connaît depuis longtemps l'adresse des sites internet où l'on voit décapiter des ingénieurs européens au nom de l'Islam. Elle a lu les livres des cinglés qui exploitent de plus en plus profondément le filon de l'anti-humanisme. Elle assiste à des viols dans les films porno depuis l'âge de dix ans.&lt;br /&gt;La jeunesse de nos pays sait qu'au nom de l'anti-fascisme, qu'ils chérissent si fort, et qui les conduira peut-être à être saignés, un jour ou l'autre, par le fils du voisin, les adultes n'osent plus rien dire. Voilà dix ans que les parents regardent avec inquiétude leurs enfants s'échanger les copies des jeux les plus cruels dans la cour de l'école, mais il paraît que c'est le prix de la paix domestique. Voilà dix ans que les parents les plus faibles sont intimidés par des gamins qui, toutes les huit heures, ont besoin d' entrer en relation télépathique avec le Veau d'or de la violence, en se ruant sur leur console après le devoir de maths. Mais il paraît que ça n'a aucun rapport avec le réel.&lt;br /&gt;Vous êtes convaincus du contraire ? Vous pensez que la complaisance du marketing à l'égard du sang a atteint ses limites ? Ne faites rien surtout, ne dites rien pour l'instant, écoutez plutôt.&lt;br /&gt;Vous jugez intolérable que les importateurs et les éditeurs des jeux vidéo où l'on apprend à incendier un pâté de maisons s'enrichissent pendant que les assurances peinent à rembourser les dégâts? Ne faites rien, restez prudents, écoutez encore.&lt;br /&gt;Vous jugez scandaleux que la grande distribution, alors qu'elle double ses effectifs de sécurité pendant les émeutes, continue à vendre des jeux où l'on appelle explicitement au saccage urbain ? Vous trouvez que les séries policières sanglantes à la télévision sont devenues si nombreuses qu'on a peine à trouver autre chose en rentrant du bureau ? Vous vous jugez victimes d'une véritable propagande en faveur de la cruauté ?&lt;br /&gt;Vous trouvez incroyable qu'il ait fallu deux jours pour apprendre que les 600 passagers d'un TGV venaient de subir un remake d'Orange mécanique ? Gardez-vous d'attirer l'attention par une réaction importune. Contentez-vous, pour l'instant, d'écouter jusqu'au bout.&lt;br /&gt;Si vous jugez que la taxation de la violence est insuffisante, si vous croyez que l'intimidation des témoins dans une société comme la nôtre est presque plus grave que le crime lui-même, si vous pensez que la lâcheté politique a atteint son comble devant l'invasion des barbares, si vous pensez que la terreur sourde exercée à l'encontre des réactionnaires n'est rien à côté de la guerre civile que nous préparent les censeurs anti-censure, écoutez.&lt;br /&gt;Vous craignez les représailles ? Ne dites rien qui puisse vous confondre aux yeux de vos enfants. Ne parlez pas à votre conjoint de ce que vous allez faire. Achetez du blanc à chaussures. Achetez une boîte de craies blanches. Des étiquettes blanches. Un feutre blanc. Une bombe de peinture blanche. Mettez une boîte de confettis blancs à votre fenêtre un jour de grand vent. Conservez les rognures des perforatrices pour les semer où vous voulez. Laissez un point, une croix ou un cercle de couleur blanche où bon vous semblera. Devenez les corbeaux de la paix.&lt;br /&gt;Faites circuler les consignes de la dissidence blanche. Envoyez-les par email, copiez-les, distribuez-les au bureau. Faites de la résistance pour montrer que les amis du sang et de la haine sont vos ennemis. Et prévoyez le jour où la vie sociale sera constellée de blanc, car ce jour-là, nous serons un million sur les Champs Elysées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3431823943620456692?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3431823943620456692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3431823943620456692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/manifeste-2002.html' title='Manifeste (2002)'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1887399850602681717</id><published>2009-03-20T12:52:00.001-07:00</published><updated>2009-03-20T12:52:57.973-07:00</updated><title type='text'>La morale de la fable</title><content type='html'>&lt;p&gt; Depuis la révolution française l'Occident répand une notion purement matérielle de l'égalité, basée sur le principe de la péréquation (je prends à Pierre pour donner à Paul mais je ne vérifie jamais que Paul soit devenu meilleur ni plus sage). Parallèlement, notre système prône la contestation, la revendication systématique, toujours au nom de la péréquation entre Pierre et Paul . On en connaît les thèmes : le pouvoir vous endort , il profite de vous, les hommes politiques ne songent qu'à s'enrichir à vos dépens etc . Les tentatives que l'on observe en ce moment pour récupérer la pensée « réactionnaire » comme s'il s'agissait d'une mode vestimentaire ne peuvent tromper personne : depuis 1968 les libéraux, en vaccinant de la sorte leurs enfants contre l'autorité, ont exposé le corps social à une infection généralisée. Les jeunes esprits se méfient du pouvoir avant de s'y être heurtés. Pour la plupart ils ne s'y heurtent jamais. Ils n'auront connu depuis trente ans que des vérités relatives. Ils auront subi le doute permanent qui est source d'inconfort, sans avoir jamais bénéficié des certitudes, des hiérarchies qui s'imposent à l'enfance (et notamment à la prime enfance) depuis des millénaires .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A présent, ces certitudes qu'on leur a volées dès l'âge de cinq ans, ces barrières qu'on a fait disparaître, ces préséances qui n'ont plus cours, ce respect qui s'est perdu, les enfants les exigent, les rétablissent, les exaltent avec la vigueur inquiétante de l'instinct. Ils réinventent les hiérarchies par la violence, ils cherchent à se rassembler, à se reconstruire par l'appartenance à une bande, à un groupe, à une fraternité quelconque - la définition de cette dernière passant par l'affrontement avec une fraternité rivale, donc par le défi , donc par la guerre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On mesure combien il est ici question de politique. On mesure aussi combien il est question de politique internationale . Des individus aux nations, il n'y a qu'une différence d'échelle.&lt;/p&gt; Que nous reprochent en ce moment ceux qui prétendent exciter, à nos portes, la colère de l'Islam ? D'avoir failli à notre tâche en tant que pères, parrains, soutiens de ceux que nous prétendions élever. Communistes brejnéviens, libéraux américains, démocrates-chrétiens, socialistes européens, nous avons défini un modèle humaniste que nous n'avons ni incarné, ni suivi. Nous avons laissé travestir la vertu dans nos familles, dans nos écrits, dans nos productions audiovisuelles. Nous ne l'avons ni pratiquée, ni imposée par nos actes. Nous avons bâti un monde où il est plus urgent de se faire remarquer que de devenir remarquable. Notre notion matérielle de l'égalité a toujours prévalu sur celle qui donne un statut aux pauvres, aux vieux et aux malades. Or une partie de l'humanité ne pourra jamais être tirée de la misère. Ni rajeunie. Ni guérie. Qu'avons-nous prévu pour préserver sa dignité ? Rien. Nous avons envoyé les enfants des banlieues aux sports d'hiver . Nous avons multiplié les structures et les associations. Mais notre société est si loin de l'essentiel que même les milliardaires s'y sentent parfois humiliés. Ben Laden a sillonné la planète en jet pendant la moitié de son existence . Nous savons qu'il a fréquenté nos palaces internationaux, nos casinos et nos cinémas. Alors que lui manquait-il ? La même chose qu'au caïd de banlieue dont les parents ont un bon salaire : la morale de la fable&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1887399850602681717?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1887399850602681717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1887399850602681717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/la-morale-de-la-fable.html' title='La morale de la fable'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7155027280670816023</id><published>2009-03-20T05:56:00.000-07:00</published><updated>2009-03-20T06:05:26.924-07:00</updated><title type='text'>Le démon de l'abjuration est de retour</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;" class="surtitre"&gt;"Le pape doit impérativement retirer ses propos sur le préservatif".  C'est le titre de la pétition lancée par un écrivain français installé au panthéon de la médiocrité d'où il prétend haranguer la foule, afin qu'elle exige du pape une abjuration. Vous savez, ce vieux procédé qui consiste à rétablir, par l'intimidation, voire par la torture&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="surtitre"&gt;, une vérité obligatoire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="surtitre"&gt;. L'église a longtemps abusé du procédé mais ce n'est pas une raison.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7155027280670816023?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7155027280670816023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7155027280670816023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-demon-de-labjuration-est-de-retour.html' title='Le démon de l&apos;abjuration est de retour'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7846542733006591492</id><published>2009-03-15T06:58:00.000-07:00</published><updated>2009-03-15T07:02:01.414-07:00</updated><title type='text'>Le risque de l'égorgement</title><content type='html'>S'il est permis à Dan Brown (Da Vinci Code) d'imaginer que l'Eglise romaine, accrochée à ses privilèges terrestres, tient sous le boisseau une vérité interdite,  il nous sera permis, à notre tour, de penser que les zélateurs du Diable, en incitant les foules à l'apostasie générale , font strictement la même chose . Observons en outre que leur message ne concerne jamais  l'Islam. On imagine mal  Hollywood tournant un film sur les impostures des défenseurs du Coran . On voit mal un éditeur new-yorkais publier un livre  présentant une  cohorte d'imams conjurés depuis dix siècles pour abuser les foules au nom de préceptes apocryphes. A moins que le producteur et l'éditeur en question ne soient résolus à courir le risque de l'égorgement - risque auquel les ennemis du christianisme, rappelons-le, ne s'exposent plus depuis Henri IV.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7846542733006591492?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7846542733006591492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7846542733006591492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-risque-de-legorgement.html' title='Le risque de l&apos;égorgement'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2152251508997527241</id><published>2009-03-15T06:51:00.000-07:00</published><updated>2009-03-19T13:16:22.073-07:00</updated><title type='text'>Un vain combat faute de combattants</title><content type='html'>Dans les années 30, Marguerite Yourcenar publiait Alexis ou le traité du vain combat, un petit livre dont le héros décrivait les sentiments qui l'avaient éloigné de sa femme. Ses raisons tenaient  à sa nature de musicien et d'homosexuel. Il s'interrogeait sur la part de l'inné et de l'acquis avant de conclure que cette lutte prométhéenne était vouée à l'échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses se sont grandement simplifiées puisqu'il n'y a plus de  débat. On peut dire que le questionnement le plus socratique, le plus innocent, sur l'anomalie statistique que représente incontestablement l'homosexualité est devenu hors la loi. On lui applique le soupçon qui tue: celui du rejet de l'autre. La terreur de passer pour intolérant dans une société où les bons sentiments démocratiques font l'objet d'une dévotion unanime a eu raison de toutes les dissidences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se pourrait cependant que les années futures voient ressurgir des vérités interdites (dans ce domaine elles le sont pratiquement toutes). Il se pourrait aussi qu'à cause de la tyrannie de l'angélisme et de la poussée des « autres cultures » nous revenions, un jour prochain, aux pires heures de la persécution. Ce jour-là, quelqu'un exhumera ces lignes et pourra témoigner qu'une poignée d'entre nous l'avaient annoncé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par légitimer ce tour de piste par une anecdote de plateau. J'ai subi, lors d'une émission de télévision, l'indignation cafarde et démagogue d'un crétin nommé Goupil, qui brandissait l'un de mes livres en regardant la caméra en coin, et qui, pour déchaîner le mépris de la jeunesse , a cru expédient d'évoquer mon homophobie. Ce recours préventif a l'arme lourde est devenu tellement commun  qu'on se moque de savoir à qui l'on s'adresse, pourvu que l'on plaise à l'assistance. J'aurais pu profiter de cette émission pour froisser ma chemise à l'endroit du coeur et clouer cet imprudent sur place , mais je ne crois pas que l'on puisse imaginer une expérience  plus vulgaire que de faire son outing chez Ardisson. En revanche j'excipe volontiers de ma différence pour l'envoyer à la figure de ceux qui prétendent non seulement évacuer le débat, mais dicter, à ceux qu'il concerne, le lieu et les conditions de leur reddition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'unanimisme à propos de l'homosexualité est l'un des symptômes les plus féroces de la naiserie de l' époque . Il touche de près au tabou du racisme, par des raisons qui ne tiennent pas toutes,  on va le voir, à la crainte du rejet de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons d'abord, en italiques, une série d'axiomes réputés indiscutables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il n'existe aucune définition de la normalité. l'homosexualité est  légitime en toute occasion. Il s'agit d'un choix d'existence. Pour ne point pénaliser les homosexuels, on aura  soin de légiférer afin qu'ils mènent une existence en tous points semblable à celle des autres. Il jouiront d'une égalité parfaite avec le reste de la population jusque dans le mariage et l'adoption.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, discutons les implications philosophiques et les conséquences sociales de ce qui précède. Les implications sont assez inattendues. Je m'en suis fait l'écho dans un article commandé puis livré au Figaro à propos de la Gay Pride en 2002 ( et qui ne fut pas publié, est-il utile de le préciser?). Il s'agissait de montrer à quel point le tabou de la génétique rapprochait deux points de vue inconciliables sur l'homosexualité:  celui de la Curie Romaine et celui des activistes gay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un côté, l'épiscopat cautionnait un gros ouvrage (le Lexicon) qui décrivait l'homosexualité comme un choix de vie condamnable. De l'autre Act Up et sa bande d'agités parlaient, eux, d'un choix de vie respectable. Mais personne ne doutait qu'il s'agisse d'un choix. Or rappelais-je dans l'article, la plupart des homosexuels sont justement convaincus de n'avoir jamais eu le choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'importe. Prétendre l'inverse est devenu obligatoire. D'où vient, chez les homosexuels eux-mêmes, cette tentation de renier une conviction intime, celle de l'origine génétique de leur préférence ? De la tyrannie de la psychanalyse. Mais pas seulement. Il s'agit de conjurer une vérité antidémocratique, une vérité qui ne souffre aucun débat. Il s'agit de nier l'existence d'un Grand Satan tapi aux confins de l'histoire et de la biologie : la Génétique, qui pourrait entretenir avec le comportement humain des rapports plus étroits qu'on ne le dit, et dont certains aspects ne font pas bon ménage avec l'égalité selon la toise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains scientifiques américains comme le Dr Hamer ont cru, en 1993, pouvoir démontrer l'existence, chez nombre d'homosexuels masculins (33 paires de jumeaux sur 40) d'une particularité commune sur le chromosome X . D'autres les ont démentis, au nom d'autres études qui tendaient à souligner plutôt l'influence du milieu. On penche aujourd'hui vers une troisième voie, le milieu révélerait un terrain génétique transmissible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait pas de quel côté penchera la science, mais on peut s'appuyer sur une certitude: quand on exerce, comme l'Eglise catholique, un magistère sur des centaines de millions d'âmes à travers le monde, il faut une grande étourderie pour se prononcer sur une question pareille avant les généticiens . Si l'Eglise se voit infliger une réponse scientifique contraire à la vérité qu'elle juge obligatoire, elle se retrouvera demain dans le camp de l'anathème irréfléchi, ce qui devient une habitude. Ses fidèles vont se lasser, pour ne rien dire de ceux d’entre eux qui vont encore à la messe malgré une tendance opiniâtre au célibat, et qui se voient remettre, à l'entrée des églises, des feuilles imprimées montrant un minaret et un clocher en train de fraterniser. Voilà un autre exemple d'axiome: les deux religions s'adorent. Elles sont faites pour vivre ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas les homosexuels chrétiens auraient  aimé bénéficier de la part de leur propre famille spirituelle de la mansuétude qu'elle montre à l'égard de l'Islam. Ils se sont souvenus que 52 homosexuels égyptiens ont été détenus dans une cage, il y a deux ans, au nom de la vertu islamique, avant un procès bâclé, suivi de lourdes condamnations, sans que l’église catholique ait imprimé le moindre tract en leur faveur.&lt;br /&gt;On ne comprend donc pas pourquoi les intéressés se jettent tous crus dans la gueule du Minotaure. Ou plutôt si : par goût de l'unanimisme. Il est telllement commode, socialement, de réduire l'homosexualité à une sorte de préférence délibérée, d'appartenance communautaire, comme s'il s'agissait de désigner par exemple les adeptes des rave parties , et de soustraire la question à tout examen approfondi ! Il est tellement pratique de communier dans la crainte de l'eugénisme! Il est tellement confortable d'être dans le camp des anti-racistes compulsifs !  Tellement expédient de hausser les épaules dès qu' on parle de clonage humain!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Quand on voit pourtant les acrobaties déployées pour faire des enfants avec le secours d'un donneur anonyme, on ne comprend pas très bien pourquoi une femme n'aurait pas le droit de donner naissance au modèle réduit de son mari, surtout si « tout est du domaine de l'acquis », comme le soulignent les bons apôtres. La vérité est qu'ils n'en sont pas convaincus plus que moi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On devine jusqu'où va se nicher la tyrannie du Bien. On mesure les hypocrisies qu'elle déploie. Mais on ignore le nombre de ceux qu'elle écrase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux-là, personne n'en parle. Raison de plus pour rappeler leur existence. Feindre de croire qu’il existe une communauté homosexuelle comme il existe un syndicat du Livre, inciter ses prétendus représentants à défiler démocratiquement dans la rue pour s’embrasser sous les caméras, c’est faire offense à ceux et celles qui ont choisi de vivre à l’abri de la publicité, des revendications, des niaiseries carnavalesques. C’est ignorer qu’il existe un pourcentage considérable d’homosexuels (souvent mariés) qui ne sont ni lâches, ni honteux, ni coincés, ni hypocrites, mais simplement respectueux des préjugés d’autrui . Ils marchandent leur quiétude au prix d’une double vie qu’ils tiennent pour un facteur de richesse et parfois d'équilibre . Ils sont convaincus que leurs amours ne sauraient singer le mariage sans indisposer le corps social . De cette politesse, de cette discrétion, de cet humour, la société, quoi qu’on nous dise, leur savait gré depuis toujours . Dans tous les milieux, on trouvait des exemples de tolérance implicite à l’égard d’un homme marié qui s’attardait au vestiaire après le match, d’un vieux monsieur divorcé depuis l'âge de trente ans, d’une infirmière admiratrice de Maryse Bastié,  d’une prof de maths qui pratiquait la randonnée avec des copines, d'un général célibataire, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, les homosexuels du silence sont offensés par le tintamarre d’une minorité qui compromet leur image. Ils n’aiment pas entendre s’esclaffer la jeunesse des banlieues quand la télévision diffuse un reportage sur la Gay Pride  (que les bénis-oui-oui de l’américanisme nous ont infligé comme Halloween, le championnat NBA ou la Saint Valentin). Ils n’aiment pas entendre des associations basées à New York proférer des sottises en leur nom.  Ils trouvent indécent qu’on les tienne pour favorables au mariage homo par définition et que cette présomption suffise à les menacer de dénonciation (outing) s’ils y sont opposés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, certains d’entre eux, les plus sages, les plus discrets  sont convaincus, dans leur mutisme, que les libéraux forcenés sont en train de paver la voie des persécutions futures . Il y a, dans l'apparition de toute morale démocratique obligatoire, obsessionnelle, démonstrative, la tentation et la promesse du contraire, c'est à dire de la licence. La licence ne consiste pas forcément à se livrer au stupre. Elle consiste à s'affranchir d'une règle. Et quand la règle est la démocratie jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'hystérie, jusqu'à l'oppression, on comprend dans quel camp se trouve la licence de demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'avais du temps à perdre, j'introduirais dès aujourd'hui une class action  contre Noël Mamère, le m'as-tu-vu du mariage de Bègles, afin qu'il réponde des agressions homophobes que son initiative provocante aura encouragées .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2152251508997527241?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2152251508997527241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2152251508997527241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/un-vain-combat-faute-de-combattants.html' title='Un vain combat faute de combattants'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7993818504332604872</id><published>2009-03-14T08:20:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T12:23:45.477-07:00</updated><title type='text'>Législation de parvenus</title><content type='html'>L’ignorance, par la réglementation, de la vie des gens à qui on l’applique et donc la violence qui leur est faite, se traduisent par un défaut d’application de la loi - la gendarmerie  et les préfets devant arbitrer sans cesse entre la naïve exigence du législateur et le mécontentement croissant des administrés. En d’autres termes et comme sous l’ancien régime les agents territoriaux de l’Etat sont de plus en plus embarrassés par une législation de parvenus qu’on inflige à des indigents. Pour être plus juste et moins schématique, il est fréquent chez nous que la réglementation réponde davantage à des ambitions qu’à des nécessités. On a l’impression que les règles dont accouche l’Etat aujourd’hui ont été enfantées dans une période d’abondance et de confiance qui n’est plus d’actualité, mais nul ne songe à tirer la sonnette d’alarme pour ne déranger personne, pas plus que les collecteurs d’impôts ne voulaient faire de la peine au roi en montant à Versailles. Un exemple (dont peuvent témoigner ceux qui fréquentent vraiment le peuple et ne se contentent pas de légiférer pour son bien) est le Contrôle technique automobile. Sa sévérité rejette en ce moment dans l’illégalité toute une catégorie de conducteurs pauvres, principalement des provinciaux et des ruraux,qui ont besoin de leur voiture pour arracher leur maigre salaire à la conjoncture, ou qui cherchent en vain du travail, mais sur qui plane la menace d’amendes écrasantes parce qu’ils n’ont plus les moyens de se conformer à une loi trop sourcilleuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7993818504332604872?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7993818504332604872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7993818504332604872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/legislation-de-parvenus.html' title='Législation de parvenus'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-4036572527819167131</id><published>2009-03-14T08:17:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T12:25:32.315-07:00</updated><title type='text'>Le nouvel âge de l'exode rural</title><content type='html'>On assiste en campagne à des conjonctions de calculs , de corporatismes et de bassesses qui expliquent une part de l’exode rural d’après-guerre et dont la responsabilité dans le phénomène n’a jamais été prise en compte par l’INSEE. On voit bien, çà et là, dans les films de Claude Chabrol  ou les romans de Bernard Clavel, une fille de dix-sept ans trop jolie ou trop libre , incapable de tenir tête aux préjugés de son milieu, obligée de s’installer en ville, et qui devient la proie des requins . Mais on présente rarement la campagne elle-même comme le vivier de prédilection de ces animaux-là. Dans les années Audiard-Lautner-Gabin-Delon, où l’exode rural a pratiquement doublé, on nous montre plutôt de bons naïfs abusés par des cols blancs, de pauvres gens qui s’endettent pour acheter un tracteur, mais on ne nous dit jamais que le terrain est favorable parce que la cupidité et la jalousie sont faciles à attiser dans les cours de ferme. &lt;br /&gt;Emmanuel Berl, auteur (sauf erreur) de la phrase « la terre, elle , ne ment pas » avait dû perdre ses lunettes . La terre ment comme elle respire. Les plus sournois , les plus féroces des personnages de Maupassant courent encore les champs comme chacun peut s’en rendre compte . Il suffit de vivre quelques années loin des villes  . Il suffit d’examiner le régime d’attribution des subventions, le taux artificiellement bas de certains loyers agricoles, de se pencher sur la gestion du cadastre, sur les droits de chasse, sur la composition des conseils municipaux où trop souvent la population agricole est seule représentée, alors qu’elle ne représente elle-même que dix pour cent du total des habitants. On ne tarde guère à s’apercevoir que certains coins de France  échappent aux lois de la République depuis plus longtemps que les banlieues et dans les mêmes proportions.&lt;br /&gt;Voilà des « zones de non-droit » dont il n’est jamais question dans les journaux. Qu’un agriculteur prenne des libertés avec la réglementation sur le permis de construire, les clôtures, le droit de passage, les armes à feu, le respect dû aux animaux, etc le maire lui en touche un mot, avec indulgence, à l’occasion du mariage de son neveu. Mais qu’un exogène élargisse une fenêtre et l’Equipement lui tombe dessus aussitôt.&lt;br /&gt;La période estivale est propice à vérifier sur le terrain que les citadins désireux d’échanger avec les ruraux autre chose qu’un sourire à la sortie de la messe  finissent, les trois quarts du temps, par se décourager : au bout de dix ans de rebuffades ils revendent leur maison à quelque benêt qui travaille dans la pub et qui déclare à ses amis en rentrant à Paris: « Ah, pour gagner la confiance de ces rudes montagnards c’est dur, mais une fois qu’ils vous ont adopté… ! «  &lt;br /&gt;Combien de fois nous a t-on resservi cet insupportable cliché ? Presque aussi souvent que la recette du  retour à la campagne  à la sauce  « Nouvel âge ».&lt;br /&gt; La vérité est plus triste . Les paysans ont une préférence marquée pour les béni-oui-oui  qui se contentent de redresser les maisons sans y vivre, et de payer leurs impôts sans en discuter l’affectation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-4036572527819167131?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4036572527819167131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4036572527819167131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-nouvel-age-de-lexode-rural.html' title='Le nouvel âge de l&apos;exode rural'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-4312859439224962737</id><published>2009-03-14T08:00:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T08:01:50.781-07:00</updated><title type='text'>Le joueur de flûte de Hamelin (1998)</title><content type='html'>Parents et grands parents devraient cesser de s’extasier devant l’aptitude de leur descendance à manipuler les jeux vidéo et se garder désormais de tenir leur propre ignorance pour un sujet de fierté. Leur complaisance à acheter les yeux fermés ce qu’on leur réclame était déjà ridicule, elle est de moins en moins bénigne , cette année elle va finir par devenir criminelle. Quand on achetait naguère une panoplie de baroudeur à son fils, on soulignait à juste titre « ce n’est pas bien méchant ».&lt;br /&gt;Avec l’irruption de l’informatique et du virtuel, ça l’est devenu. Quand un jeu vendu sur Sony Playstation (Wild 9) choisit comme argument de vente : Le premier jeu vidéo où l’on peut torturer ses ennemis, on a changé d’époque. Quand le texte d’accompagnement précise « on peut les empaler, les noyer en les laissant respirer un peu pour prolonger leur agonie , ou les asphyxier doucement avec un gaz toxique », quand un magazine spécialisé vous vante les mérites d’un autre jeu à paraître en mars (Messiah) où l’on peut infliger des supplices à ses victimes, quand on vend en supermarché un jeu de poursuite urbaine où le chic consiste à écraser des piétons (Carmageddon 2),  quand Postman , (carnage en zone résidentielle), est à l’index même en Amérique, quand Zork Nemesis vous transporte dans un laboratoire hyperréaliste où six têtes sanguinolentes sont plantées sur des crocs de boucher, quand Phantasmagoria, (le grand succès des deux dernières années), propose dix tortures de jeunes femmes, par décapitation lente, écrasement de la tête, étouffement par ingestion de terre, etc  ( le tout en vidéo)  pour 350 francs seulement dans tous les supermarchés , on ne saurait que conseiller aux parents de procéder à une revue de détail et de ne point se contenter de l’angélisme du bambin mais de visiter les tableaux les plus reculés de ces différents jeux où la barbarie dépend souvent d’un mot de passe ou d’un patch qui circule à l’école sous le blouson ou que l’on télécharge sur Internet, et qui permet de « débrider » un titre du commerce pour le rendre à la sauvagerie que des fabricants rusés ont dissimulée dans la version de base. Dans Carmageddon par exemple, il existe un patch qui permet de remplacer après l’achat le mot zombie par le mot piéton dans tout le jeu, afin que l’illusion d’écraser de la vraie chair humaine soit rétablie dans le dos des adultes.&lt;br /&gt;Il est temps que les parents s’aperçoivent qu’on les prend pour des imbéciles, il est temps qu’ils réclament des comptes aux importateurs et aux diffuseurs, qu’ils arrachent les enfants au joueur de flûte de Hamelin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-4312859439224962737?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4312859439224962737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4312859439224962737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-joueur-de-flute-de-hamelin-1998.html' title='Le joueur de flûte de Hamelin (1998)'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2812726408793692856</id><published>2009-03-14T07:54:00.000-07:00</published><updated>2009-05-29T09:36:58.118-07:00</updated><title type='text'>Muflerie atlantiste (1998)</title><content type='html'>Selon le magazine américain Newsweek , qui vient de publier une « lettre aux Français » le mieux pour nous serait de devenir hollandais .&lt;br /&gt;Non ! nous assure Michael Elliott dans Newsweek, (en réponse à une accusation d’ Alain Frachon dans le Monde selon laquelle le magazine américain considérerait la France comme un « cauchemar ») non, il n’a jamais dit ça, il dit seulement que la France devrait ressembler à la Hollande, « parce qu’une culture qui a peur d’une souris de dessin animé et qui flétrit l’invasion des hamburgers , ne vaut pas très cher en vérité».&lt;br /&gt;Là-dessus Michael Elliott demande au lecteur de citer trois grands romanciers français modernes, trois artistes, trois compositeurs - comme ça pour voir. De nommer trois films français d’aujourd’hui « dont le sujet ne soit pas : a/ les angoisses de la quarantaine b/ Depardieu dans son numéro favori de la danse de l’ours ».&lt;br /&gt;Au fond, ce n’est pas là que la muflerie d’Elliott frôle des abîmes de témérité . Ce n’est pas, non plus, quand il nous tapote l’épaule en nous disant que nous avons un gouvernement très efficace en ce moment (comme quoi quand la France veut bien s’en donner la peine, hein …). C’est plutôt quand il se promet d’aller passer quand même trois semaines dans le Lot et Garonne, notamment chez des amis anglais et américains, dans leur maison de vacances précise t-il (au cas où nous eussions pu penser qu’ils s’infligeaient le ridicule d’y vivre à l’année).&lt;br /&gt;M. Michael Elliott est trop bon de juger que la France reste un château-hôtel acceptable et que la qualité du service ne souffre pas des récriminations du personnel. Il est vrai qu’ à ne débarquer que chez les membres de la gentry internationale à l’heure du scotch au mois de juillet du côté de Villeneuve-sur-Lot, il ne risque pas de les entendre. De toutes façons elles seraient si vives qu’il en deviendrait sourd s’il ne l’était déjà.&lt;br /&gt;Très bien, ces Hollandais. Dénués d’orgueil déplacé, tolérants, limite béni-oui-oui, ce sont, dit-il « les Européens que tout le monde préfère » . Tout le monde, c’est à dire les gens qui se retrouvent à l’opéra d’Helsinki puis le surlendemain à l’inauguration du musée Getty, ceux qui ont toujours un copain qui travaille à l’UNESCO, ceux qui trouvent qu’on fait de la peine à Microsoft et que le monde doit juguler ses réactions tribales, ce dernier point ne les empêchant pas de constituer eux-mêmes la tribu la plus vaste et la mieux structurée de la terre, celle dont les rites d’initiation, pour accessibles à tous qu’ils soient, ne produisent que de bons éléments.&lt;br /&gt;De ce côté-là on peut dire que pour les chasseurs de têtes de l’Atlantisme, Elliott était vraiment le gibier de choix. Etudes à Oxford, quinze ans de carrière à la rédaction de l’Economist, auteur de livres comme l’ « Amérique d’avant-hier »(1996), où il explique que l’impression de misère culturelle qui se dégage de l’Amérique est fallacieuse et que l’économie du pays se trouve en meilleur état qu’on ne le croit, Elliott ne sait pas toujours de quoi il parle, ni à qui ( ces quelques lignes en sont la preuve) mais on a clairement l’impression qu’ il sait très bien pour qui.&lt;br /&gt;Si j’étais Directeur de la CIA, je le recruterais sur le champ.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2812726408793692856?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2812726408793692856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2812726408793692856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/muflerie-atlantiste-1998.html' title='Muflerie atlantiste (1998)'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-950297876022064924</id><published>2009-03-14T07:39:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T07:46:28.802-07:00</updated><title type='text'>Génération réversible</title><content type='html'>On ne peut plus ouvrir un livre ou regarder une « soirée thématique » à la télévision sans être assommé d’évocations nostalgiques sur l’insouciance des annés 70, sur cette période où l’on rentrait de manif’ pour danser le jerk , où les étudiants lisaient Charlie Hebdo , partaient en voiture à Kaboul et dénonçaient le programme commun. Ce spectacle irritant oblige à s’interroger sur l’incroyable faveur dont jouit la nostalgie de ces gens-là dans l’opinion. On me dira qu’elle est naturelle : l’opinion c’est eux. Tous les prétextes sont bons pour nous asséner la vérité qui est la leur, celle du retournement. Si on n’a pas commencé dans le tiers-mondisme, si on n’a pas fait les Andes à pied, si on n’a pas été trotskyste, on ne saurait devenir un agent d’opinion sans d’extrêmes difficultés, car le peuple, à travers ceux qui ont pourtant largement contribué à l’égarer, aime à contempler ses propres erreurs, sans doute afin de les exorciser. « On était bien bêtes, se dit-on, mais quelle satisfaction de voir que d’autres, qui ont fait fortune et qui parfois sont sortis des grandes écoles, ont été aussi bêtes que nous ».&lt;br /&gt;La pensée réversible est une escroquerie en deux temps, une fusée à deux étages qui donne à l’homme constant le sentiment d’avoir été floué, nié, dépouillé de son propre discours par ceux qu’il combattait naguère et c’est dangereux. On a connu des majorités silencieuses qui se fâchaient pour moins que cela.&lt;br /&gt; D’abord l’idéologue à la mode vous fait honte de n’avoir pas les opinions qu’il faut, c’est à dire les siennes, et si vous n’en professez aucune, c’est encore pire. Quand on n’avait que dix huit ans en 1973 , quand on se trouvait dans une hypokhâghe parisienne aucun salut en dehors des A.G. (Assemblées générales) , des conférences de Lacan et d’Althusser, des péroraisons de Bourdieu. Nulle pensée légitime ne reposait sur Nietszche ou Pascal. La littérature dite gratuite, celle qui racontait une histoire pour réchauffer le coeur d’autrui dans un langage idoine, était une invention de la Bourgeoisie. Quant au communisme, on le prétendait injustement calomnié. On se référait au modèle italien. On vantait les mérites ineffables de Georges Marchais à la faconde si réjouissante et à l’intelligence déliée.&lt;br /&gt;On en était encore à opposer le bon Lénine au méchant Staline et le bon Trotsky à l’un et l’autre quand une poignée d’anciens élèves de l’Ecole Normale se sont avisés qu’il fallait dénoncer la « barbarie à visage humain ». Il est vrai qu’il fallait en sortir, les monstres engendrés par le modèle italien ne faisaient plus confiance qu’au « camarade P.38 » Soulagement général, les compromissions accumulées au fil des années par l’intelligentsia française trouvaient enfin leur exutoire, on  était à la veille d’une refondation , c’est à dire du Grand Pardon qui permettait de rebondir, de ne pas quitter le haut du pavé, de garder la main&lt;br /&gt;La poignée de jeunes gens qui avaient fait leurs classes au milieu de ces gens-là sans participer aux grands mouvements de transhumance et qui attendaient leur heure auront été floués par les années Mitterrand dans l’autre sens. Le discours sur le caractère criminel du communisme est sorti du camp des bourreaux. Les ridicules de la recherche en littérature ont été corrigés, voire fustigés par ceux-même qui s’y adonnaient la veille et nos grands modernes iconoclastes se sont mis à écrire du Maupassant sous prétexte de « minimalisme » . En peinture on a redécouvert Balthus et inventé la « figuration libre », en architecture le post-moderne. Finalement la vie de bohême s’est très bien accommodée en tous domaines de la carte American Express et des médailles de la République. Les écrivains qui battaient le pavé du Quartier Latin ont fini conseillers à l’Elysée, demain si les 35-45 n’y prennent pas garde aujourd’hui c’est l’appel à l’humanisme, à la charité, au mysticisme qui leur sera volé une fois de plus  par les mêmes aigrefins de la pensée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-950297876022064924?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/950297876022064924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/950297876022064924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/generation-reversible.html' title='Génération réversible'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-6328418679953735632</id><published>2009-03-14T07:35:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T07:36:20.941-07:00</updated><title type='text'>Sur Salinger</title><content type='html'>Salinger doit être atterré aujourd’hui de mesurer la profondeur du malentendu dont il est victime. Il est devenu le porte-drapeau d’une certaine révolte contre l’hypocrisie des adultes mais c’est à son corps défendant, et son message a été tronqué. On a retenu ses protestations de dégoût contre les bagnoles, la consommation, les gens « glorieusement normaux », rarement la vigueur de son exigence. La jeunesse repue du monde développé s’est jetée sur l’Attrape-coeurs notamment à cause de ce que Holden Caulfield écrivait à propos de ses années de faculté : autour d’une université personne ne laisse jamais entendre même très distrètement, que la sagesse devrait être le but de la connaissance. Ou encore, à propos de ses condisciples : tout ce qu’ils font, c’est d’étudier afin d’en savoir assez pour arriver plus tard à s’acheter une putain de Cadillac !&lt;br /&gt;Mais la leçon corollaire n’a pas fait l’objet de la même publicité : les innombrables réflexions des héros de Salinger à propos des vertus de la prière et du silence, les nombreux passages où l’on devine chez lui la nostalgie d’un monde de sens et de raison, la tristesse shakespearienne que lui inspire la sottise new-yorkaise, et qui rappelle certaines scènes accablantes d’ Un roi à New York de Chaplin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-6328418679953735632?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6328418679953735632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6328418679953735632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/sur-salinger.html' title='Sur Salinger'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7289417428687035968</id><published>2009-03-14T07:07:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T07:17:35.321-07:00</updated><title type='text'>Cocher la bonne case</title><content type='html'>L'interrogation permanente sur le sens des choses, la dimension de l'univers, ses mystères,&lt;br /&gt;la faculté d'éprouver le vertige de la transcendance, la morale immédiate et quotidienne qui découle de ce vertige, devraient être au programme des écoles mais les enfants ne sont plus formés à se poser ces questions. Ils doivent cocher des cases.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7289417428687035968?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7289417428687035968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7289417428687035968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/cocher-la-bonne-case.html' title='Cocher la bonne case'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2757481948463411676</id><published>2009-03-14T06:54:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T07:01:08.956-07:00</updated><title type='text'>Le bien en dérision</title><content type='html'>D'où vient la certitude si répandue que les bourreaux seront punis? De ce qu'ils en sont, eux-mêmes, convaincus. Dans leurs actes on peut déceler la rage qu'ils mettent à ne point reconnaître l'exigence de morale. La plupart ne se contentent pas de faire le mal. Il faut qu'ils tournent le bien en dérision. Les soldats malmènent la dignité du supplicié de peur d'en éprouver le soupçon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2757481948463411676?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2757481948463411676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2757481948463411676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-bien-en-derision.html' title='Le bien en dérision'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1466480129114473543</id><published>2009-03-14T06:44:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T06:45:40.929-07:00</updated><title type='text'>Il n'y a rien</title><content type='html'>Le sacrifice représente la façon la plus répandue, la plus brutale, la plus rituelle dont les hommes s'infligent le frisson du sens depuis soixante ou quatre-vingts siècles. Ils répètent sans cesse cette interrogation macabre. Les empereurs, les dictateurs, les premiers secrétaires et autres capitaines tortionnaires sont des inquiets métaphysiques. Ils ouvrent leurs ennemis pour voir où va ce qui s'en échappe, pour s'infliger un doute et le conjurer aussitôt.&lt;br /&gt;- Il n'y a rien, disent-ils, quelques muscles qui&lt;br /&gt;tressaillent et puis plus rien.&lt;br /&gt;Si la réponse est si claire, on se demande pourquoi ils multiplient les questions, pourquoi&lt;br /&gt;ils clament à la face du ciel qu'il n'y a rien, pourquoi les Néron de toute espèce titubent la&lt;br /&gt;nuit dans les couloirs de leurs palais déserts pour répéter qu'il n'y a rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1466480129114473543?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1466480129114473543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1466480129114473543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/il-ny-rien.html' title='Il n&apos;y a rien'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8092712992975479909</id><published>2009-03-14T06:28:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T06:31:34.888-07:00</updated><title type='text'>Le sens revêtu</title><content type='html'>Dire que tout a un sens est ridicule, cela semblerait justifier une catastrophe avant qu'elle se produise. En vérité tout &lt;span style="font-style: italic;"&gt;revêt &lt;/span&gt;un sens. On ne choisit pas les catastrophes, elles font partie des errements de la nature qui ne veut ni le bien ni le mal. On ne décide pas non plus de naître avec un bec-de-lièvre ou de recevoir un marbre sur le pied. Mais on décide de l'interprétation, de la transformation, du raffinement de l'événement. On décide de la morale de l'histoire. La liberté de l'homme est tout entière dans ce regard porté sur ce qui lui arrive.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8092712992975479909?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8092712992975479909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8092712992975479909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-sens-revetu.html' title='Le sens revêtu'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-9181269609700201521</id><published>2009-03-11T09:47:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T10:02:06.945-07:00</updated><title type='text'>A quoi bon ?</title><content type='html'>Dans le marchandage permanent qui oppose les soldats de la cupidité à ceux de&lt;br /&gt;l'altruisme, les porteurs de seaux aux porteurs de flamme, chacun reconnaît la même amplitude de marée que celle qui affecte la psychologie d'un homme seul, d'un homme échantillon, d'un bout à l'autre de sa vie: à quoi bon élever ses enfants, à quoi bon construire sa maison songe- t-il, puisque tout sera balayé?&lt;br /&gt;La réponse est dans la constance même qu'il applique à toutes ces tâches apparemment inutiles. Il dit: "ca n'a pas de sens", mais il se doute bien que depuis l'âge du genou couronné sa conscience s'est étendue. S'il y a un sens, c'est celui-là.&lt;br /&gt;L'humanité tout entière en est là: elle est placée devant l'évidence d'un sens dans l'Histoire. Il n'y avait rien, il y a quelque chose, il n'y aura plus rien un jour, que restera-t-il de ce qui a été ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-9181269609700201521?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9181269609700201521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9181269609700201521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/quoi-bon.html' title='A quoi bon ?'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1440926877438350821</id><published>2009-03-11T09:42:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:46:55.969-07:00</updated><title type='text'>Dix mille ans</title><content type='html'>De même que l'architecte en bâtissant un palais orgueilleux devrait avoir l'imagination de songer à quoi il ressemblera dix mille ans plus tard, de même les parents devraient regarder leurs enfants comme de futurs cadavres et ne pas les aimer pour la seule couleur de leurs yeux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1440926877438350821?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1440926877438350821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1440926877438350821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/dix-mille-ans.html' title='Dix mille ans'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1969991233563100117</id><published>2009-03-11T04:36:00.001-07:00</published><updated>2009-03-11T04:36:57.677-07:00</updated><title type='text'>Remonter le faisceau du projecteur</title><content type='html'>C’est un film à plusieurs lectures comme on dit généralement dans les journaux qui ont choisi la leur. La première, c’est une critique féroce de la télévision-réalité. Un pauvre garçon, parvenu à l’âge de vingt ans dans un univers provincial harmonieux, employé modèle d’une banque modeste, dans une ville américaine d’opérette, s’aperçoit qu’il est manipulé depuis sa naissance. Un producteur, l’ayant arraché à un orphelinat dès le premier âge, a choisi de créer un monde de figurants autour de lui afin que son évolution, ses émois, ses passions, soient livrés en pâture quotidienne à la terre entière par le biais d’un impitoyable réseau de caméras . L’émission s’appelle le « Truman Show » . Son succès est planétaire.&lt;br /&gt;Voilà pour la première lecture, celle qui blâme le spectateur de son goût pour le voyeurisme et ressortit plus ou moins à la satire sociale . Elle permet de faire un dossier magazine à la sortie du film et de s’extasier sur cette Amérique qui sait si bien fustiger ses défauts . &lt;br /&gt;Mais le scénariste, tout en respectant le cahier des charges, semble s’adresser, par dessus l’épaule de la production, à ce spectateur idéal que tout artiste vise à l’insu de son commanditaire.&lt;br /&gt;Ce spectateur idéal aura éprouvé, en voyant ce film, un vertige philosophique à l’idée que nous sommes abusés par le réel lui-même . Notre univers n’est probablement qu’un séance de diapositives sur les parois d’on ne sait quelle caverne platonicienne. Plus les illusions se multiplient et se répondent dans nos sociétés, plus le ballet des images s’accélère, plus le vacarme s’accentue, et plus l’idée que nous sommes issus d’une réalité supérieure, immobile ,silencieuse, à quoi nous devrons retourner un jour, s’impose en secret aux esprits avisés. &lt;br /&gt;La fin de Truman Show est miraculeuse d’intelligence : on y voit ce pauvre type affronter ses traumatismes d’enfant ( la crainte de la noyade) pour voguer sur une mer artificielle démontée, rompre ses chaînes et se retourner, triomphant, sur celui qui projette les ombres au fond de la caverne. The show is over, la vraie vie est au delà de l’écran, il faut remonter la lumière du projecteur pour savoir qui nous sommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1969991233563100117?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1969991233563100117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1969991233563100117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/remonter-le-faisceau-du-projecteur.html' title='Remonter le faisceau du projecteur'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-197095929579839265</id><published>2009-03-11T04:31:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T04:32:00.441-07:00</updated><title type='text'>Le gui empoisonné</title><content type='html'>Au fil des années, le  comique au cinéma a perdu un peu de son universalité et beaucoup de son indulgence. &lt;br /&gt;Gérard Oury peint le réel aux couleurs de la satire sans jamais utiliser de solvants, sans altérer le vernis, sans « décaper». Quelques autres ont suivi son exemple, comme Francis Weber. Mais la plupart aujourd’hui excitent chez le spectateur  le ricanement  au lieu de provoquer le rire . D’abord ils pratiquent une satire sociale trop allusive , trop datée, c’est à dire vouée à disparaître avec son modèle. Quand un roman commence par « A l’époque Marie-Cécile était très Golf GTI », on sait qu’il s’agit d’un livre jetable et d’un auteur à courte vue. Lorsque, dans un film comme Astérix , on fait allusion à la publicité Itinéris, l’ambition du scénariste n’est pas non plus de franchir les générations. Il entend plutôt « faire le plein » sur une saison. &lt;br /&gt;Reste donc le décapage systématique qui est devenu le genre obligatoire. Revoir « La Grande Vadrouille » permet de mesurer la distance entre l’humour de Gérard Oury et celui des films comiques qui remplissent  les salles aujourd’hui. Le propre des Oury et autres Weber est de préserver l’intégrité de la société à laquelle ils s’attaquent . L’humour est une sorte de parasite. Il s’accroche, comme le gui, à la stature majestueuse d’un peuplier ou d’un chêne pour lui donner un air ridicule. Mais il n’a aucun intérêt à tuer l’ arbre. &lt;br /&gt;Or depuis vingt ans le gui est empoisonné. « Le père Noël est une ordure », film d’une drôlerie incontestable, est en même temps si corrosif que l’écorce est attaquée. En ce moment un humoriste canadien  triomphe avec un spectacle où, pour se moquer du langage politiquement correct, il prétend qu’ «  on ne dit plus un pédophile, mais Monsieur le curé ».&lt;br /&gt;Au-delà, il n’y a plus grand chose à part la guerre civile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-197095929579839265?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/197095929579839265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/197095929579839265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-gui-empoisonne.html' title='Le gui empoisonné'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-4353912042954966871</id><published>2009-03-09T13:04:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T13:10:30.867-07:00</updated><title type='text'>Le rejet de ce que nous sommes</title><content type='html'>Le sac de Constantinople, la querelle des images, les razzias, les enlèvements de jeunes chrétiens par les janissaires, tout est inscrit dans la mémoire subliminale de l'Europe. Notre civilisation est celle de l’image, de l’icône , des sculpteurs et des musiciens homosexuels, des naïades nues au plafond des palais,  des ballerines en tutus, de l’égale dignité de chaque homme, de la charité envers les non-croyants et de l’indulgence envers les pécheurs. Et la civilisation musulmane est traversée de fond en comble, tout au long des siècles, par des courants qui prônent le rejet de tout cela, c'est à dire de ce que nous sommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-4353912042954966871?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4353912042954966871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4353912042954966871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-rejet-de-ce-que-nous-sommes.html' title='Le rejet de ce que nous sommes'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5794364409310022404</id><published>2009-03-09T12:57:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T13:00:53.205-07:00</updated><title type='text'>La sagesse est pour plus tard</title><content type='html'>Il est naturel que le modèle occidental fascine toutes les populations de la terre. Naturel, aussi, qu’aucun autre ne suscite désormais autant de haine. C’est la haine de tout ce qui n’a pas de sens; celle que tous les êtres animés de l’instinct du sacré vouent au démon intérieur qui les tourmente et qui leur dit: «  Vas-y, toi aussi, enrichis-toi, conquiers, produis, découvre, jouis des fruits de la terre, gagne ton bonheur et ton confort, il sera temps plus tard pour la sagesse ou la mesure. «  En ce sens l’Amérique n’a rien de singulier en tant que culture. Elle est le versant matériel de toutes les nôtres. Aussi parvient-elle à mordre sur chacune aisément puisqu’elle en fait partie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5794364409310022404?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5794364409310022404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5794364409310022404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/la-sagesse-est-pour-plus-tard.html' title='La sagesse est pour plus tard'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8544956023390048107</id><published>2009-03-09T09:18:00.001-07:00</published><updated>2009-03-09T09:21:05.089-07:00</updated><title type='text'>La santé de l'esprit</title><content type='html'>Le monde a fait le tour d’un cycle internationaliste nécessaire mais révolu. Après une phase d’expansion physique des échanges, et une menace sur le développement de la pensée, nous observerons dès l'an prochain une rétraction des échanges et un renouveau de la pensée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8544956023390048107?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8544956023390048107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8544956023390048107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/la-sante-de-lesprit.html' title='La santé de l&apos;esprit'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3161705963393855481</id><published>2009-03-09T08:45:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T09:14:22.449-07:00</updated><title type='text'>La patience des Hongrois</title><content type='html'>Il va être difficile d’expliquer à un Hongrois que le peuple turc, contre qui il a levé les hussards (husz - un homme sur vingt) parce que Soliman et ses fils empalaient les chrétiens et assiégeaient leurs villes, que le peuple turc doit être chéri, par décret, demain matin. L’Autriche a vu arriver les armées de la Sublime Porte jusqu’à Vienne. Elle n’est pas très chaude non plus pour prendre le risque. &lt;br /&gt;Les Balkans, dont les Ottomans ont volé les terres, les fils et les richesses pendant cinq siècles, ne sont pas disposés davantage à la patience de l’agneau. Le prince Charles et toutes les bonnes consciences ont eu beau se précipiter pour inaugurer le nouveau pont de Mostar en Croatie, on n’a déployé aucun zèle pour organiser un référendum afin de mesurer le degré de patience mutuelle dix ans après le massacre.&lt;br /&gt;Si nous voulons restaurer l’unité morale de l’Europe, il faut d’abord reconnaître que cette unité lui a coûté très cher. Il faut en rappeler le prix. C’est le prix de l’humanisme chrétien, le prix d’un système où il n’y a pas de sous-hommes. Pas de dhimmis. Pas d’impôt sur les infidèles. Pas de femmes humiliées jusqu’au crime. Pas de malgré nous, pas d’enrôlement forcé des fils de chrétiens dans les armées d’occupation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3161705963393855481?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3161705963393855481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3161705963393855481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/la-patience-des-hongrois.html' title='La patience des Hongrois'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2842851406089539737</id><published>2009-03-09T08:40:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T08:42:41.785-07:00</updated><title type='text'>Le compost au prix de l'orchidée</title><content type='html'>L’esthétique qu’on appelle déjantée, celle qui considère l’homme comme un tas de gélatine, celle qui montre la violence la plus obscène, celle qu’on pourrait appeler la pornographie de la relation sociale est en train de devenir l’esthétique officielle et la norme future. Au nom de quoi ? Est-ce au nom d’une nouvelle morale, plus technologique et moins humaniste ? Est-ce au nom d'une orientation philosophique délibérée? Pas même. C'est au nom de la liberté du commerce. Nos vieilles nations européennes, qui ont toujours pris la violence pour ce qu’elle est, le compost de l’âme humaine, le terreau qui produit la fleur, voient avec effarement leurs petits enfants plébisciter les films où l’on éventre son prochain, et le compost vendu au prix de l’ orchidée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2842851406089539737?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2842851406089539737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2842851406089539737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-compost-au-prix-de-lorchidee.html' title='Le compost au prix de l&apos;orchidée'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-918856857670841444</id><published>2009-03-09T08:35:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T08:36:22.804-07:00</updated><title type='text'>La première des voleuses</title><content type='html'>Dans la génération à laquelle j’appartiens le mythe du voyageur n’est plus celui d’Ulysse qui plein d’usage et de raison est revenu vivre entre les siens le reste de son âge, mais celui de l’émigré qui va faire souche ailleurs, du nomade qui a pour patrie la terre et les étoiles. Il est permis de voir dans la mythologie routarde des années 70 une préparation à l’expropriation culturelle : si la propriété c’est le vol , on nous explique que la patrie est la première des voleuses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-918856857670841444?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/918856857670841444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/918856857670841444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/la-premiere-des-voleuses.html' title='La première des voleuses'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2495666481612682986</id><published>2009-03-09T02:50:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T02:53:18.926-07:00</updated><title type='text'>Abus de droit</title><content type='html'>Quand une guerre éclate, les vieilles nations se gardent de croire qu’il y aura un vainqueur. Les jeunes nations, elles, croient encore le contraire. Elles appliquent des sanctions.  Elles demandent des réparations. Elles laissent les vaincus exsangues et humiliés. Non seulement c’est un tort, mais elles causent grand tort à la paix, laquelle est équilibre, marchandage, et suppose que personne n’abuse de son droit. Or c’est plus en plus rare. L’Amérique s’érige en juge de la vertu de ses alliés. On voit mal comment elle pourrait respecter ses ennemis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2495666481612682986?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2495666481612682986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2495666481612682986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/abus-de-droit.html' title='Abus de droit'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-958076638767995647</id><published>2009-03-09T02:47:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T02:48:51.994-07:00</updated><title type='text'>Incroyable légèreté</title><content type='html'>Il y a dix ans, en Indonésie, quand les villes de province ont commencé à multiplier les cinémas, que proposait le complexe culturo-industriel américain aux nations qui quittaient l'Islam villageois pour les ateliers de confection? Des kilomètres de films ultra-violents. Dans les salles de cinéma de tous les peuples émergents, et par le biais des cassettes vidéo qui se vendaient quelques dinars au marché, l’Occident a été présenté, par les Majors hollywoodiennes, avec une incroyable légèreté, comme un repaire de tueurs cinglés , de bandes rivales et de flics pourris, le tout sur fond de Miami ou de Las Vegas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-958076638767995647?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/958076638767995647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/958076638767995647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/incroyable-legerete.html' title='Incroyable légèreté'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1858130178687706206</id><published>2009-03-09T02:32:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T02:39:19.947-07:00</updated><title type='text'>Le malaise se confirme</title><content type='html'>En matière de morale humaniste, on se doutait bien que l’Amérique du Silence des Agneaux, qui s’est reconnue toute entière dans cette histoire de cannibale avait un léger problème. Vingt ans plus tard, quand on voit la jeunesse de Scream, GTA Miami Vice, Kill zone,etc devenir le modèle planétaire, quand on entend en France les adolescents de banlieue se réclamer de Tony Montana, le héros de Scarface, qui ne bronche pas quand on démembre son copain à la tronçonneuse, le malaise se confirme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1858130178687706206?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1858130178687706206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1858130178687706206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-malaise-se-confirme.html' title='Le malaise se confirme'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8176943458450028081</id><published>2009-03-09T02:20:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T02:24:24.620-07:00</updated><title type='text'>Têtes de gondole</title><content type='html'>La pensée subit en ce moment les mêmes pratiques anti-concurrentielles que les petits fabricants face à la grande distribution. Il faut en passer par ceux qui détiennent les clés des têtes de gondole.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8176943458450028081?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8176943458450028081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8176943458450028081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/tetes-de-gondole.html' title='Têtes de gondole'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-9044334654869184412</id><published>2009-03-09T02:17:00.001-07:00</published><updated>2009-03-09T02:17:33.331-07:00</updated><title type='text'>Le mois d'août à Hambourg</title><content type='html'>Pour instaurer une société ouverte, il faut que le désir d’ouverture soit mutuel. Il faut qu’il y ait égalité dans les termes de l’échange. Quand on parle de la liberté de circulation en Europe en soulignant que, certes, les Allemands débarquent par charters entiers à Porto Vecchio, mais que les Corses ont la liberté d’aller passer le mois d’août à Hambourg, on se fiche des Corses et on se fiche de nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-9044334654869184412?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9044334654869184412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/9044334654869184412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-mois-daout-hambourg.html' title='Le mois d&apos;août à Hambourg'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8309536427334656985</id><published>2009-03-09T02:13:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T02:14:37.809-07:00</updated><title type='text'>Battues idéologiques</title><content type='html'>Le nombre de ceux qui sont rétifs à la mode, aux mots d’ordre, aux illusions marchandes ne cesse de diminuer. Pour réduire encore et à tout prix cette résistance, comme dans les régimes fascistes et communistes, on passera par le vocabulaire. On veillera à ce que la jeunesse contrôle la bonne, la parfaite, la permanente adhésion au système . Quiconque désormais hausse les épaules et se refuse à l’unanimisme consumériste, à la vénération de la nouveauté, à l’ouverture, au métissage forcé des cultures, au marché planétaire, à l’europe du Karaoké , à la fête obligatoire (les 60 ans de Johnny, la fête de la Musique, la Gay Pride, la love parade, la traversée de paris sur patins à roulettes etc) est  animé de pulsions anti-sociales et mérite d’être soigné. Certaines émissions de télévision se sont fait une spécialité d’organiser des battues idéologiques sur toutes les questions sensibles dont la liste ne cesse de s’allonger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8309536427334656985?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8309536427334656985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8309536427334656985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/battues-ideologiques.html' title='Battues idéologiques'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2125078303104491779</id><published>2009-03-01T06:18:00.000-08:00</published><updated>2009-03-01T06:19:51.511-08:00</updated><title type='text'>Le perron du savoir</title><content type='html'>La plupart des exigences qui présidaient à une éducation dite traditionnelle ont été abandonnées pour permettre à des jeunes gens de classes populaires, grandis dans des familles où l’héritage culturel était sommaire, de se mesurer à leur tour à la littérature et à la philosophie.&lt;br /&gt;Au lieu de placer un escabeau sous les pieds de ceux pour qui la première marche était encore trop haute on a rasé le perron.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2125078303104491779?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2125078303104491779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2125078303104491779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/03/le-perron-du-savoir.html' title='Le perron du savoir'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1626245121419970278</id><published>2009-02-13T10:49:00.000-08:00</published><updated>2009-02-19T11:45:04.824-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='albertville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='la poste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='libourne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='besancenot'/><title type='text'>La poste de Besancenot</title><content type='html'>Qui dira la profonde injustice dont se rendent coupables les gens des guichets, de tous les guichets, tous les jours, partout en France, à l'égard des humbles ? Quand on entend le postier Besancenot prendre la défense de ses collègues au nom des pauvres  il se moque d'eux . J'entends il se moque des pauvres. Le personnel de la Poste déteste le peuple et lui complique la vie pour s'amuser, j'ai des preuves.&lt;br /&gt;Le 15 septembre j'achète une voiture d'occasion. La mairie me propose d'envoyer elle-même le dossier de carte grise à la sous-préfecture, ce qui me convient très bien car je travaille en Italie. Signatures, formulaires, chèque, je rentre en Italie où je reçois mon dossier jugé incomplet trois semaines plus tard. La sous-préfecture refuse ma domiciliation, malgré l'avis d'imposition foncière joint, parce que l'adresse est formulée différemment de celle qui figure sur mon passeport. Le fait d'être conseiller municipal depuis cinq ans ne suffit visiblement pas à établir ma domiciliation. Je renvoie le tout d'Italie, avec une note d'électricité, par l'intermédiaire d'un collaborateur qui rentre dans sa famille en France. Au passage, j'avais acheté à la poste de mon village en partant un carnet de timbres prétentieux et autocollants qui représentaient de grandes toiles de maître. L'un d'eux&lt;span style="font-style: italic;"&gt; les Noces de Cana&lt;/span&gt; par Véronèse, n'est en vérité qu'une vignette glissée parmi les autres et qui semble placée là pour empoisonner l'utilisateur puisqu'elle n'est pas un timbre mais un leurre.&lt;br /&gt;On aimerait connaître le cinglé à la direction de la Poste à Paris qui a pris la décision de glisser, dans un carnet vendu partout en France, un timbre dentelé, autocollant, qui ressemble aux autres mais qui n'en est pas un, et qui provoque le renvoi de toutes les lettres sur lesquelles il est apposé. Toujours est-il que ma lettre part à Libourne avec une mention injurieuse que voici&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXIRXdSbPI/AAAAAAAABk4/0hM5InIlLeo/s1600-h/timbres.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 150px; height: 112px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXIRXdSbPI/AAAAAAAABk4/0hM5InIlLeo/s320/timbres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302364336978816242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXIRXdSbPI/AAAAAAAABk4/0hM5InIlLeo/s1600-h/timbres.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;Le&lt;/span&gt; postier savait sans aucun doute que cette série prêtait à confusion puisque la presse s'en fait régulièrement l'écho comme l'atteste ceci&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXIRXdSbPI/AAAAAAAABk4/0hM5InIlLeo/s1600-h/timbres.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXJOBQbQbI/AAAAAAAABlA/PHea1TJDSgE/s1600-h/article-est-republicain.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 117px; height: 173px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXJOBQbQbI/AAAAAAAABlA/PHea1TJDSgE/s320/article-est-republicain.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302365378991309234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXIRXdSbPI/AAAAAAAABk4/0hM5InIlLeo/s1600-h/timbres.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;Résultat, le dossier de carte grise est envoyé par la poste d'Albertville vers Libourne au service réclamations des Postes où (pour 20 grammes, soit 1,66 euros de sous affranchissement) il passe &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;quatre mois &lt;/span&gt;en quarantaine. Pendant ces quatre mois la sous-préfecture essaie de persuader son homologue de Seine et Marne de délivrer un duplicata de l'ancienne carte grise, ce que le guichet de Seine et Marne refuse de faire,  pour empoisonner encore davantage la vie de l'administré que je suis. Passons sur les détails, mais savourons le fait que les surdoués de la Poste m'envoien&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;t un "bon pour une enveloppe pré-timbrée" pour avoir fait disparaître celle dont on est sans nouvelles.&lt;br /&gt;J'ai reçu trois courriers d'eux en Italie, plus le bon de dédommagement, ce qui fait entre six et dix euros de dépense pour 1,66 euros de sous-affranchissement, sans compter le dernier envoi qui pèse le même poids que le premier, puisqu'il contient tout le dossier, et qui vient de me parvenir, toujours en Italie, après quatre mois.&lt;br /&gt;A ce degré de psycho-rigidité, de mépris pour l'usager, et de gaspillage des deniers publics, un bon coup d'indexation sur Internet est probablement plus utile qu'une action en justice.  Quand je songe aux pauvres gens qui sont soumis à ce traitement tous les jours j'invite mes contemporains à refuser le joug des guichetiers avant que Besancenot ne l'impose. On se demandera ce que Besancenot vient faire là-dedans, je concède que sa présence est un artifice mais je ne connais pas de meilleur moyen d'attirer le robot indexeur de Google sur l'incurie insultante qui prévaut à la poste Centrale d'Albertville, sur le service des litiges de Libourne et généralement sur tous ceux dont la vocation est d'emmerder le peuple, au nom du peuple, en dépensant l'argent du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXIRXdSbPI/AAAAAAAABk4/0hM5InIlLeo/s1600-h/timbres.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1626245121419970278?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1626245121419970278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1626245121419970278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/la-poste-de-besancenot.html' title='La poste de Besancenot'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_C7KQeUL9SwU/SZXIRXdSbPI/AAAAAAAABk4/0hM5InIlLeo/s72-c/timbres.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7453561666746435998</id><published>2009-02-13T05:17:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T05:21:30.853-08:00</updated><title type='text'>Mon pote Fabius</title><content type='html'>Le ministre Fabius est venu parler de l'Euro à la télévision. Il s’est fait tutoyer par une grand-mère en socquettes, taper sur le ventre par un type affublé d’un bonnet rouge, haranguer par un humoriste de sa circonscription qui l’a appelé « mon pote » : rien que de normal en somme. &lt;br /&gt;J’entends, normal pour l’époque. Quant à savoir ce qu’en penseront nos descendants leur regard sera d’autant plus sévère qu’ils sauront où cela nous a mené.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7453561666746435998?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7453561666746435998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7453561666746435998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/mon-pote-fabius.html' title='Mon pote Fabius'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2183195517138288929</id><published>2009-02-13T05:12:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T05:16:16.871-08:00</updated><title type='text'>Médecin fou</title><content type='html'>Le chanteur Pierre Perret nous donne des leçons de français après avoir siégé dans une commission de réforme des formulaires administratifs. Il faut l'entendre multiplier les fautes ( «J’vous ai amené c’truc-là », « c’est une mesure qui a été bienvenue par les utilisateurs ») . Quand on est malade, le principal danger c'est le médecin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2183195517138288929?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2183195517138288929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2183195517138288929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/medecin-fou.html' title='Médecin fou'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5927024897060054346</id><published>2009-02-13T05:06:00.001-08:00</published><updated>2009-02-13T05:06:56.177-08:00</updated><title type='text'>Multi-résistance</title><content type='html'>Il suffit d’observer les excès de la prophylaxie médicamenteuse pour se douter qu'après vingt ans de surconsommation d’antibiotiques, les formes de pensée infectieuses vont développer une multi-résistance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5927024897060054346?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5927024897060054346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5927024897060054346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/multi-resistance.html' title='Multi-résistance'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1270664044212025514</id><published>2009-02-13T05:00:00.001-08:00</published><updated>2009-02-13T05:00:55.018-08:00</updated><title type='text'>Frivolité obligatoire</title><content type='html'>Un paradoxe s’impose avec une cruauté insistante : malgré les événements, à cause d’eux, il convient de retrouver au plus vite l’insouciance et l’appétit de frivolité sur lesquelles reposait, hier encore, notre prospérité. Etait-il prudent et légitime de laisser dépendre à ce point l’essentiel du superflu ? Il est trop tard pour poser la question.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1270664044212025514?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1270664044212025514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1270664044212025514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/frivolite-obligatoire.html' title='Frivolité obligatoire'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3383538860401057105</id><published>2009-02-13T04:57:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T04:58:07.196-08:00</updated><title type='text'>Hors du commun</title><content type='html'>Jusqu’ici le public aimait les prodiges qui ne lui ressemblaient pas. Désormais c’est le contraire. Pour se faire pardonner, les gens doués doivent s’efforcer de ressembler aux autres - et leur aptitude relever davantage de l’acquis que de l’inné. Le mot de prodige désigne d’ailleurs dans la langue classique les difformités physiques, qui sont devenues, elles aussi, hors la loi, comme tout ce qui sort du commun.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3383538860401057105?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3383538860401057105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3383538860401057105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/hors-du-commun.html' title='Hors du commun'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5439140242864809453</id><published>2009-02-13T04:50:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T04:51:37.237-08:00</updated><title type='text'>Maïeutique express</title><content type='html'>Le premier stade de la philosophie consiste à rester à sa place. Ou plutôt c’est le deuxième. Le premier, c’est de la connaître.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5439140242864809453?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5439140242864809453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5439140242864809453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/maieutique-express.html' title='Maïeutique express'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-2082173753669589047</id><published>2009-02-13T04:46:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T04:49:25.423-08:00</updated><title type='text'>Consciences universelles</title><content type='html'>Quand on entend discourir les consciences universelles qui reviennent de Géorgie ou de Davos accoutrés comme des photographes d’agence, on néglige de s’aviser que pour courir la planète pendant trois mois avec un bloc-notes, il ne faut pas  reculer devant la perspective de dépenser vingt mille euros pour « une série d’articles ». Témoigner de la misère des autres est d’un prix exorbitant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-2082173753669589047?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2082173753669589047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/2082173753669589047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/consciences-universelles.html' title='Consciences universelles'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-3688911464535565142</id><published>2009-02-13T04:40:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T04:43:18.405-08:00</updated><title type='text'>L'holocauste athée</title><content type='html'>C’est au nom de l'athéisme qu’on a envoyé le plus de monde "ad patres" dans l’histoire( et de très loin). On attend toujours la repentance de ses zélateurs. Le Pape devrait s’arrêter un peu pour qu’ils rattrapent leur retard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-3688911464535565142?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3688911464535565142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/3688911464535565142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/lholocauste-athee.html' title='L&apos;holocauste athée'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7283158312164493361</id><published>2009-02-13T04:02:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T04:05:27.184-08:00</updated><title type='text'>Bébés roses</title><content type='html'>Comme tout bon Français qu'on invite à se réjouir du redressement de la natalité, j’ai regardé avec une ferveur particulière les reportages où défilent des images de maternités sur un commentaire d’un optimisme qui rappelle les actualités de Pathé-Cinéma.&lt;br /&gt;Une chose m’a chagriné toutefois: alors que la télévision respecte, ordinairement, les quotas ethniques de manière scrupuleuse (il n’est plus un micro-trottoir qui ne comporte son lot de passants asiatiques ou maghrébins, même à Châteauroux), les maternités filmées ne comportaient que des bébés roses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7283158312164493361?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7283158312164493361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7283158312164493361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/bebes-roses.html' title='Bébés roses'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5124544592487621995</id><published>2009-02-13T03:45:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T03:56:07.934-08:00</updated><title type='text'>Avant la loi sur l'économie numérique</title><content type='html'>Le bulletin de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, écrit du pied gauche par des créateurs syndicalistes , proposait en 2001 des conseils fiscaux divertissants que j'ai relevés dans un carnet à spirale et qui concernaient deux cas : 1/Vos droits d’auteur s’élèvent à 700 000 francs durant l’année 2000. &lt;br /&gt;2/Vos droits sont de 2,1 millions de francs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5124544592487621995?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5124544592487621995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5124544592487621995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/avant-la-loi-sur-leconomie-numerique.html' title='Avant la loi sur l&apos;économie numérique'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5061856049416463149</id><published>2009-02-13T03:33:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T03:40:02.288-08:00</updated><title type='text'>Hystérie patriotique</title><content type='html'>Je me souviens d'un feuilleton présenté sur une chaîne nationale française et dont l'action avait pour cadre l’Aéronavale américaine, avec son lot de sergents-femmes, de lieutenants valeureux, de capitaines décorés en ex-yougoslavie, tous répétant sans cesse leur fierté de représenter la marine des Etats-Unis,  exaltant ses vertus, pratiquant le formalisme, le juridisme, le salut jusqu’à l’écoeurement « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis le capitaine Rath et voici le lieutenant Muller. – Mon Capitaine ...etc&lt;/span&gt; », le tout dans une atmosphère hystérique de fidélité au drapeau. On voyait flotter des bandes et des étoiles dans le moindre plan secondaire, le mot « américain » était prononcé douze fois par tirade, l’action illustrait l’esprit de service qui règne dans les rangs de la « plus grande armée du monde », etc.&lt;br /&gt;Où veux-je en venir ?&lt;br /&gt;Il ferait beau voir que le moindre auteur, chez nous, osât seulement présenter un scénario comparable se déroulant sur le Charles de Gaulle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5061856049416463149?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5061856049416463149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5061856049416463149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/hysterie-patriotique.html' title='Hystérie patriotique'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-146967655709294106</id><published>2009-02-13T03:08:00.000-08:00</published><updated>2009-02-13T03:26:32.717-08:00</updated><title type='text'>Détestable Dexter</title><content type='html'>Une affiche couvre les tunnels du métro parisien, celle d'un feuilleton américain nommé Dexter, que diffuse une chaîne du câble, et où "le méchant est le gentil". Pour illustrer cet intéressant concept on nous présente la tête d'un jeune homme souriant, genre californien-modèle, dont le bas du visage est éclaboussé de fines gouttes de sang . Sur une autre affiche, un monstre couvert d'un masque attend sa proie la tronçonneuse à la main.&lt;br /&gt;Combien de fois les voyageurs français en Amérique, mais aussi les Français, chez eux, au milieu de leurs hôtes américains de passage, ont-ils eu à subir, au cours des trente dernières années, la fameuse question "que nous reprochez-vous ?" Inutile, pour leur répondre, d'avoir recours à la politique internationale, il est superflu de parler de l'Afghanistan, nul besoin de faire allusion à Wall Street. Tout est là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-146967655709294106?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/146967655709294106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/146967655709294106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/detestable-dexter.html' title='Détestable Dexter'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7302090105099575129</id><published>2009-02-05T12:52:00.000-08:00</published><updated>2009-02-05T12:53:48.128-08:00</updated><title type='text'>Dis bonjour à la dame</title><content type='html'>Chacun a déjà fait l’expérience de ces visites où les enfants ne sont plus obligés par leurs parents de répondre aux bonjours, attitude que, dans le meilleur des cas, on explique par leur timidité, mais que, dans la plupart, on n’explique même plus.&lt;br /&gt; L’enfant jouit désormais de la faculté insensée d’ ignorer délibérément les hôtes de la famille, de revenir au salon interrompre les conversations, et de se comporter comme si une partie des présents n’existait pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7302090105099575129?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7302090105099575129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7302090105099575129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/dis-bonjour-la-dame.html' title='Dis bonjour à la dame'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7753892508233325592</id><published>2009-02-05T12:37:00.000-08:00</published><updated>2009-02-05T12:39:07.190-08:00</updated><title type='text'>Les vieux votent</title><content type='html'>L’époque est révolue où le seul pouvoir qui reste aux personnes âgées est le pouvoir d’achat . Les vieux dans dix ans formeront le principal de l’électorat, les jeunes ne votent guère, les partis devraient donc s’adresser aujourd’hui aux plus de cinquante ans. A défaut de les flatter expressément ils devraient au moins les protéger contre les sarcasmes et cesser de renchérir quand il est question, par exemple, de supprimer le Sénat ou l’Académie. Car non seulement les rieurs auront bientôt l’âge de leurs victimes mais les électeurs aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7753892508233325592?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7753892508233325592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7753892508233325592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/les-vieux-votent.html' title='Les vieux votent'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-6187266635414110818</id><published>2009-02-05T12:31:00.000-08:00</published><updated>2009-02-05T12:33:20.563-08:00</updated><title type='text'>Trois questions</title><content type='html'>Qu’est ce que la sagesse pour vous aujourd’hui ?&lt;br /&gt;La sagesse consiste précisément, pour une large part, à se méfier du mot aujourd’hui. L’idée de modernité lui est étrangère. Le sage traverse toutes les époques parce que son exemple s’applique à chacune avec la même force et le même bénéfice. Nous semblons croire que l’humanité d’avant la pénicilline avait pour objet de préparer l’ avènement de la nôtre.C’est une illusion de parvenus. La sagesse en tant que résistance aux apparences, au divertissement, à la possession est honorée dans la plupart des sociétés. Toutefois dans les périodes historiques comme la nôtre, entièrement vouées à l’apparence, au divertissement, et à la possession, elle cesse d’être honorée. D’où l’impression trompeuse qu’elle est inactuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concevez-vous un modèle de sagesse emprunté à d’autres siècles&lt;br /&gt; Le confucianisme est le tronc commun de la sagesse applicable à toutes les sociétés et toutes les époques , surtout la nôtre puisqu’il nous ramène au particulier comme voie de connaissance de l’universel. L’autre voie, imposée par l’Europe chrétienne à la terre entière, confond l’universel et l’international. « Allez par toutes les nations » disait le Christ. L’Islam dit la même chose. Aujourd’hui on s’aperçoit que la voie de la sagesse et de la paix consiste à n’aller nulle part, mais à rester chez soi dans la vertu et la conscience, le silence, et à inciter les autres à faire pareil dans leur coin. La sagesse n’est pas conquérante, elle est résistante . L’idéal monastique, confusément recherché par les communautés soixante-huitardes à travers l’autarcie et le fromage de chèvre, est une voie de salut, dût-on remplacer le fromage par internet et la salle de traite par une salle de traitement. Et le vrai sage désormais serait celui qui s’adonnerait tellement au particulier qu’il en perdrait appétit pour la mondanité au sens biblique.&lt;br /&gt;Mais peut-être pas toute influence sur son temps car rien n’est plus contagieux que la vertu. Certes on peut dire la même chose du mal. Mais le mal se réalise par des voies matérielles . La vertu elle emprunte l’autoroute de l’ immatériel  qui ne détruit pas les collines, qui n’enjambe pas les vallées, mais qui arrive quand même à destination. S’il est souhaitable de continuer à échanger idées et expériences nourries de diversité, de singularité comme le faisaient les monastères au XVIème siècle, il est absurde et dangereux de continuer à échanger biens et personnes sur la base du standard, de la généralité, du flux-tendu . Hommes et objets dans ce dernier cas  risquent de partager le statut de marchandise si ce n’est déjà le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui serait sage aujourd’hui ?&lt;br /&gt;Celui qui parlerait à voix basse avec la certitude d’être entendu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-6187266635414110818?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6187266635414110818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6187266635414110818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/02/trois-questions.html' title='Trois questions'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5446959786791366444</id><published>2009-01-29T13:50:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T23:44:30.678-08:00</updated><title type='text'>Pascal le Rwandais</title><content type='html'>A première vue tout inspirait la méfiance : le titre de l’émission, l’heure tardive, le genre archi-rebattu, hyper-balisé, auquel appartiennent des programmes comparables et généralement tous ces plateaux où des présentateurs envoient des bandes vidéo californiennes en disant « Quand elle sort de son cottage de Boulder City, Pamela ne pense certainement pas qu’elle va connaître la frayeur de sa vie ».&lt;br /&gt;Au sommaire, un document sur une « route du danger » au Kenya, la  109, qui va de Nairobi à Mombasa, où les camions se croisent et parfois se heurtent, ça dépend des jours. Souvent les chargements sont renversés dans le fossé et les conducteurs roulés hâtivement dans un drap par la police. On voit bien que l’urgence n’est pas de prévenir la famille mais de dégager la voie.&lt;br /&gt;Soudain on nous désigne la silhouette triste et maigre de Pascal, un Rwandais de trente-cinq ans qui a fui les massacres dans son pays pour offrir ses services comme mécanicien le long de cette route. Inlassablement il marche à la recherche d’un camion échoué dont le conducteur le paiera pour réparer un essieu.&lt;br /&gt;On n’en croit pas ses oreilles. En pleine émission bas de gamme, entre deux reportages à sensation, malgré un niveau de vocabulaire visiblement calculé pour ne pas fatiguer les amateurs de mangas attardés devant leur poste un coca-light à la main, voici,  dans un français parfait, la confession bouleversante d’un réfugié-philosophe,. « Le Kenya, dit-il, est le seul pays d’ Afrique où l’on peut encore se sentir humain ». Sa famille ? « Ils sont tous morts à cause de la guerre, de la maladie, et de la pauvreté ». Ses projets ? Aucun. « Je suis né pour souffrir, ne n’ai jamais été heureux dans ma vie ». Et  sa conclusion ? « J’ai quand même des raisons de vivre, oui je sais pourquoi je vis, mais c’est mon secret ».&lt;br /&gt;En voyant s’éloigner dans le champ de la caméra cette silhouette vêtue de l’éternel T-shirt bleu maculé qui sert d’uniforme au dénuement dans le Tiers monde, la première réaction serait de se dire : pourquoi un homme aussi travailleur , aussi émouvant,  aussi francophone, n’est-il pas accueilli séance tenante par notre pays, à l’heure où d’autres y débarquent sans qualification, sans apprendre la langue, et sans parler d’autre chose que de leurs droits ?&lt;br /&gt;La deuxième réaction consiste à réfléchir sur la légèreté, pour ne pas dire l’escroquerie dont la culture française est coupable en Afrique. Après avoir envoyé là bas religieuses et instituteurs pendant cinq générations, nous laissons les surdoués de l’humanisme sans défense, les uns devant la loi de l’Islam, les autres devant la logique de la machette.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5446959786791366444?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5446959786791366444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5446959786791366444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/pascal-le-rwandais.html' title='Pascal le Rwandais'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7117362766608094076</id><published>2009-01-29T13:36:00.000-08:00</published><updated>2009-02-01T00:28:22.842-08:00</updated><title type='text'>Le Croquemitaine</title><content type='html'>Les émules des SS d’Oradour qui, après avoir disposé des charges d’explosif sous la charpente d’un gymnase d’ Ossétie, ont affamé pendant trois jours un millier d’innocents à demi nus, obligeant des enfants de dix ans à boire leur urine, ces « combattants » qui ont tué dix otages dont ils ont jeté les cadavres par les fenêtres, qui ont fauché des enfants fuyards le lendemain, ont-ils suscité l’indignation des radios et télévisions françaises ? Oui, mais pas autant que le Croquemitaine Vladimir Poutine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7117362766608094076?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7117362766608094076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7117362766608094076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/le-croquemitaine.html' title='Le Croquemitaine'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-4378094170018962844</id><published>2009-01-29T13:19:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T13:20:49.406-08:00</updated><title type='text'>Belle marquise</title><content type='html'>A t-on déjà relevé la propension à l’inversion des termes, des adverbes et des propositions dans le bavardage télévisuel ?  Voici des exemples récents pour nourrir le dossier : « Une carcasse qu’ils aimeraient voir disparaître, pour un jour pouvoir oublier ».&lt;br /&gt;Et pourquoi pas « pour pouvoir oublier  un jour?&lt;br /&gt;Même  verlan  syntaxique dans l’expression «  sans pour l’instant l’aide de l’Etat » , ou dans « pour définitivement marcher sur les traces de leurs illustres aînés ».&lt;br /&gt;Et pour comble la phrase suivante, qui se voulait une conclusion et s’achevait par un point : Une chose est certaine, ce sont dans ces quartiers populaires où les stigmates restent le plus visibles.&lt;br /&gt;Belle marquise, d’impatience vos pataquès trépigner me font.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-4378094170018962844?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4378094170018962844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4378094170018962844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/belle-marquise.html' title='Belle marquise'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8710744218926527158</id><published>2009-01-29T13:07:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T13:10:36.868-08:00</updated><title type='text'>Pas devant les enfants</title><content type='html'>Autrefois il était d’usage dans les familles de ne juger personne devant les enfants, de ne dire aucun mal de ses voisins en leur présence, de leur épargner l’écho des querelles de famille. Aujourd’hui, c’est par millions que les moins de cinq ans sont abreuvés de laideurs. Certains parents divorcés, non contents d ‘avoir infligé leurs disputes à leur progéniture, essaient de s’en justifier devant elle. Ils prennent leurs bambins pour confidents de leurs misères et de leurs doutes. C'est le viol le plus commun, le plus impuni dont l'enfance puisse être victime.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8710744218926527158?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8710744218926527158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8710744218926527158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/pas-devant-les-enfants.html' title='Pas devant les enfants'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5281548409108920302</id><published>2009-01-29T12:48:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T12:53:13.885-08:00</updated><title type='text'>Le territoire de l'autre</title><content type='html'>A la télévision, succession de témoignages effarants de petites gens soumis à la loi de la récidive en matière de cambriolages.&lt;br /&gt;Après le deuxième, disait un charcutier (qui en était au septième), on finit par considérer son propre appartement comme un hall de gare. Un jour ils sont même entrés chez moi pour boire une bière et regarder la télévision.&lt;br /&gt;Et si par hasard une part de ces cambriolages à répétition, dont les auteurs n’emportent presque rien, mais dont la récurrence est le fait des mêmes bandes, pouvait être interprétée comme un désir opiniâtre de prendre pied dans le territoire de l’autre ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5281548409108920302?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5281548409108920302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5281548409108920302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/le-territoire-de-lautre.html' title='Le territoire de l&apos;autre'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-926589924348292838</id><published>2009-01-29T12:42:00.001-08:00</published><updated>2009-01-29T12:42:54.902-08:00</updated><title type='text'>Attentat à la pudeur</title><content type='html'>Il y a de plus en plus de publicités que je ne comprends pas, me confiait, récemment, un homme de soixante-quinze ans devant la télévision.&lt;br /&gt;La publicité qui le laissait perplexe faisait l’objet d’un reportage au journal de TF1, ce qui était déjà inhabituel. Son réalisateur s’appelait Antoine de Caunes. Apparemment cela justifiait de grands égards , encore qu’on eût le droit de se demander pourquoi.  J’ai dû me livrer à une explication des intentions du réalisateur et de ses producteurs, bref à ce qu’on appelle aujourd’hui un décryptage. Le voici.&lt;br /&gt;Le film présente une scène d’enterrement (catholique, pour autant qu’il m’en souvienne, c’est à dire que nous sommes dans la France la plus traditionnelle , la plus bourgeoise, détail qui n’est pas indifférent).&lt;br /&gt;On y voit des adultes et des enfants endimanchés en train de se pencher sur un cercueil verni. Il jettent des roses dans le trou. Un petit garçon s’approche, jette sa rose à son tour, puis crache rageusement sur la tombe. Commentaire en surimpression : sept cas de pédophilie sur dix ont lieu dans la famille.&lt;br /&gt;Le vieux monsieur perplexe n’avait pas ses lunettes . J’ai songé qu’il n’avait pas compris cette publicité parce qu’il n’avait pas lu le sous-titre . Mais en l’interrogeant, je me suis aperçu que cet homme n’imaginait pas un instant que l’on pût infliger, à des millions de français, au nom d’une association de protection de l’enfance, le spectacle d’une haine aussi radicale, aussi inhumaine, dirigée de surcroît de l’enfant vers l’ adulte, en une période où les thèmes de l’autorité et du respect agitent tous les plateaux.&lt;br /&gt;Pour attirer l’attention sur le sort de quelques centaines de victimes de l’inceste, les auteurs du film ont donc choisi d’offenser l’imaginaire de millions d’ innocents. Innocents au sens évangélique, c’est à dire des enfants à qui ces idées-là, sans eux, ne seraient jamais venues à l’esprit. Elles les auraient totalement épargnés si une oligarchie associative, payée pour les leur infliger de force, n’avait pris soin d’éveiller leur conscience, en salissant leur âme au nom du bien commun.&lt;br /&gt;A quel monde faut-il appartenir en effet, pour croire qu’un film montrant un enfant en train de cracher sur la tombe de son grand père possède la moindre vertu sociale? Ce soir-là des millions de gens se sont étranglés d’indignation en voyant cette scène à l’heure du dîner en compagnie de leurs propres enfants.&lt;br /&gt;Ce soir-là des millions d’enfants auront subi le crachat de ce petit garçon comme un viol ( le résultat est donc exactement le contraire de celui escompté). Ce soir-là nous avons vu commettre en direct un attentat public à la pudeur qui a laissé le CSA de marbre et qu’on essaie, en ce moment, de nous faire passer pour un acte de prophylaxie.&lt;br /&gt;Quand il s’agira de remonter aux origines de la flambée de haine adolescente dans notre société, les historiens n’auront pas à chercher longtemps pour retrouver les incendiaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-926589924348292838?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/926589924348292838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/926589924348292838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/attentat-la-pudeur.html' title='Attentat à la pudeur'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-8293663527402378930</id><published>2009-01-29T12:34:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T12:36:41.130-08:00</updated><title type='text'>Figures de mages</title><content type='html'>Le cinéma nous montre de plus en plus de vieillards solennels qui rappellent la règle et la discipline intérieure à de jeunes novices attentifs. Qu’il s’agisse de la Guerre des étoiles ou du Seigneur des anneaux, il est inquiétant de voir remonter des gouffres moyenâgeux des figures de mages comme seules capables d’inspirer le respect .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-8293663527402378930?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8293663527402378930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/8293663527402378930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/monte-dans-ta-chambre.html' title='Figures de mages'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1524086075040650670</id><published>2009-01-29T12:31:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T12:32:07.113-08:00</updated><title type='text'>La machine mondialiste</title><content type='html'>Le concert le plus récent qu’a donné McCartney sur la place rouge avec Poutine en tête des invités oblige à souligner que durant les trente glorieuses aucun compositeur hongrois ou espagnol  quel que fût son génie, ne se serait hissé à un tel niveau de notoriété faute de l’anglais et faute du soutien de la machine mondialiste .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1524086075040650670?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1524086075040650670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1524086075040650670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/la-machine-mondialiste.html' title='La machine mondialiste'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-5677615157062344559</id><published>2009-01-29T12:21:00.001-08:00</published><updated>2009-01-29T12:21:49.550-08:00</updated><title type='text'>Excès de vocabulaire</title><content type='html'>Il y a vingt-cinq ans, une collection de romans sentimentaux recrutait des traducteurs à Paris parmi les jeunes écrivains qui couraient l’à-valoir. Après avoir planché sur une page à traduire, la plupart des candidats se voyaient recalés pour excès de vocabulaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-5677615157062344559?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5677615157062344559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/5677615157062344559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/exces-de-vocabulaire.html' title='Excès de vocabulaire'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-1151677580002730846</id><published>2009-01-27T06:17:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T11:53:15.030-08:00</updated><title type='text'>Un parti de penseurs patentés</title><content type='html'>Il existe un parti de penseurs patentés qui a seul le droit de reprendre publiquement à son compte ce que les écrivains sans attachée de presse profèrent de plus sensé depuis des années.&lt;br /&gt;Les philosophes qui froncent le sourcil sur les plateaux en nous parlant des nouveaux barbares commencent à éprouver notre patience. Sur les familles recomposées, l’image du père, l’école au rabais, le communautarisme,  nous sommes nombreux à pouvoir attester qu’ils ont prêché pendant trente ans dans le sens du désastre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-1151677580002730846?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1151677580002730846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/1151677580002730846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/le-parti-des-penseurs-patentes.html' title='Un parti de penseurs patentés'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-4989853237689808439</id><published>2009-01-27T06:07:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T12:12:19.483-08:00</updated><title type='text'>OGM de l'esprit</title><content type='html'>Les commentaires sur la télé-réalité flétrissent le caractère dégradant des spectacles proposés mais personne ne veut s’interroger sur le fond de l’affaire.  Il suffira bientôt d’appeler casting un banal enrôlement, et trois cents mille personnes se précipiteront, camperont sur les trottoirs de nos villes, pour avoir une chance de mériter cette popularité, faute de quoi elles rejoindront, aveuglément, ardemment, et peut-être férocement, le camp de ceux qui la décernent .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-4989853237689808439?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4989853237689808439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4989853237689808439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/ogm-de-lesprit.html' title='OGM de l&apos;esprit'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-6303910211615351128</id><published>2009-01-27T05:56:00.000-08:00</published><updated>2009-01-27T06:01:00.199-08:00</updated><title type='text'>Prière du Pharisien des lettres avant la rentrée</title><content type='html'>Je vous rends grâces, Seigneur, de m’avoir fait naître dans un pays qui aime la littérature au point d’obliger la plupart de ses ministres à publier une biographie dès leur premier mandat.  Parmi les avantages et les bienfaits dont vous m’avez toujours comblé je vous rends grâces aussi, et tout premièrement, de n’avoir pas eu à subir, quand j’avais quinze ans, le catalogue des neuf cents romans de la rentrée parce qu’à l’époque où j’ai commencé à lire, on exerçait encore couramment le métier d’éditeur . &lt;br /&gt;Avant de songer à recruter des lecteurs, on s’arrangeait pour faire le plein d’auteurs . Oui, je vous entends, Seigneur, il fallait pour cela consentir à malmener les aspirations d’une poignée de présomptueux et envoyer des lettres du genre « Mademoiselle , Monsieur, votre manuscrit est sans intérêt, il est d’un goût douteux, vous n’avez guère de chances de retenir l’attention générale puisque vous n’avez pas retenu la mienne, réessayez l’an prochain ». &lt;br /&gt;Il y a trente ans cette politique donnait d’assez bons résultats. Dans mon adolescence les vocations étaient moins nombreuses mais quand on allait au PEN club avec un livre sous le bras, c’était pour obtenir une dédicace de Malraux ou de Julien Green . Et quand on voulait devenir écrivain c’était dans le but de faire comme eux , c’est à dire d’ avoir un destin avant de trouver un public. &lt;br /&gt;Côté destin, Seigneur, je vous rends grâces infiniment de m’avoir permis le sans-faute dès le stade du porte-plume : collège de François Mauriac à Bordeaux, classes secondaires  chez les Jésuites et à Neuilly dans un établissement désormais connu comme la Ville dont le prince est un enfant, rencontres avec Montherlant sur le trottoir du quai Malaquais , hypokhâgne à Henri IV, cocktails de  Simone Gallimard et de Lucie Weill, premier roman à vingt deux ans, Apostrophes, faveur générale, champagne et Figaro, thébaïde campagnarde, Who’s who, Bottin Mondain.  Aujourd’hui ma barbe est presque blanche et j’aurais mauvaise grâce à me plaindre de votre providence. J’ai toujours eu de bons éditeurs et de bonnes critiques, j’ai connu l’époque où la littérature avait un lectorat avant d’avoir un marché. En ce temps-là un garçon de vingt ans pouvait nourrir les mêmes admirations qu’une vieille dame. Les adolescents écrivaient aux académiciens. Les académiciens leur répondaient . Les éditeurs n’étaient pas à plat ventre devant Ardisson (comme on dit désormais). On lisait moins de pavés américains à couverture noire. On publiait moins de romans bâclés dans le goût déjanté. On ne confondait pas le papier-livre et le papier-monnaie. On ne jouait pas avec la valeur nominale de la monnaie en laissant s’emballer la planche à billets, quitte à discréditer définitivement les livres de l’automne dans l’esprit des lecteurs les plus assidus. Les éditeurs ne se penchaient pas sur votre épaule pour vous dire « si vous me faisiez un trileur l’an prochain? ». &lt;br /&gt;Il y a trente ans, quand on avait du talent la rentrée littéraire était déjà une épreuve . Mais pour ceux qui n’en avaient aucun, personne n’aurait cru que les choses deviendraient aussi aisées. Le précepte américain du droit à devenir un artiste, dernière escale du bateau ivre de la Démocratie, s’est imposé à nos sociétés névrosées en moins d’ une génération. Comme il est difficile de rendre les gens talentueux par décret, il suffit de décréter la liste de ceux qui seront perçus comme tels . C’est le rôle de la machine médiatique et de la rubrique « les livres dont on parle ». Même les libraires ont pris le relais et vous accueillent avec un présentoir « nous avons beaucoup aimé ». Avec cette ultime révolution c’est par milliers que les droits commun de l’esprit se vengent en ce moment des aristocrates. Le marché a eu raison du lectorat : les lecteurs modernes se divisent en segments, les 30/50 ans, les post-ados, le Troisème âge, etc. &lt;br /&gt;Le gros du marché veut des réussites qui permettent de s’identifier à l’auteur . Il va jusqu’à enjamber le cadre du portrait pour poser avec lui, comme les fans de Florent Pagny se jettent dans les bras de leur idole au passage du photographe . Dans les foires du livre et les séances de signature, les admirateurs d’un écrivain aiment pouvoir lui dire : « vous pensez comme moi, vous exprimez ce que je pense, vous êtes donc pareil à moi, il me manque presque rien pour connaître la même gloire que vous, je n’ai pas eu votre chance, voilà tout ». &lt;br /&gt;Il y a trente ans, les lecteurs qui écrivaient à un romancier lui disaient plutôt « je pense comme vous parce que vous m’avez convaincu, je suis content que vous m’ayez appris quelque chose, je vous admire parce que vous ne me ressemblez pas ».  Désormais c’est le contraire. C’est plutôt : « ne faites pas le malin, je vous imite quand je veux ». &lt;br /&gt;Dans les jeux télévisés, il ne s’agit plus de poser des questions difficiles à des gens calés, mais de demander à des candidats recrutés pour leur banalité quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV. En cas de bonne réponse, le spectateur se réjouit parce qu’il aurait pu répondre à la question . De même à présent l’épouse de province, en lisant un livre de Marie Darrieussecq ou d’Annie Ernaux se dit qu’elle aurait été capable de l’écrire . C’est sans doute vrai. Et c’est sans doute pourquoi elle l’a acheté. &lt;br /&gt;Seigneur, merci de m’avoir donné le goût des livres que je n’eusse jamais été capable d’ écrire. Je vous rends grâces en bon pharisien de n’être pas comme les ilotes qui vivent dans l’ignorance de la grandeur et le péché d’humilité. Je vous rends grâces de faire partie des vingt auteurs en France que les médias produisent pour illustrer que le moule de l’écrivain farouche n’est pas encore cassé.&lt;br /&gt;Non, je n’ignore point que l’histoire sainte est sévère envers les Pharisiens, mais je me permets, humblement, de vous faire observer qu’ils sont les scribes, les lettrés, les gardiens de la tradition et de la langue, et que si la culture d’un peuple devait être laissée aux seuls publicains, elle ne tarderait pas à être sacrifiée comme les fils et les filles de Jérusalem qu’on envoyait à la géhenne pour l’adoration des idoles. &lt;br /&gt;Est-il permis, Seigneur, d’ajouter que les oppresseurs aujourd’hui sont indéniablement du côté des publicains ?&lt;br /&gt;Enfin n’en veuillez point, Seigneur à un dangereux élitiste de plaider la cause de ses jeunes héritiers . J’aimerais en effet recommander à votre infinie bonté le sort des trente romanciers véritablement talentueux qui verront défiler cet automne les post-adolescents qui ont la faveur de Libé et qui répètent « j’veux dire» sous les caméras. Ils verront aussi, avec amertume, plastronner les anciens conseillers à l’Elysée qui volent la faveur publique dans l’humble escarcelle des artistes, les présentateurs de télé, les opportunistes qui pondent une biographie tous les trimestres. Et ils méditeront les conclusions fâcheuses d’Alain Cotta sur la démocratie dans son livre « Une glorieuse stagnation » où l’on apprend qu’il n’y a plus que deux maîtres chez nous, le marché et les réseaux. &lt;br /&gt;Il me semble, Seigneur, qu’il en oublie un troisième, c’est vous. Peut-on compter sur votre colère? Si vous consentez à la déchaîner sur la plèbe de l’esprit je vous le promets , je ferai un effort d’humilité, pour me conformer à votre volonté. Mais pour l’instant, de grâce admettez, et daignez illustrer, que le courage et la vertu ne sont pas du côté du nombre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-6303910211615351128?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6303910211615351128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/6303910211615351128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/priere-du-pharisien-des-lettres-avant.html' title='Prière du Pharisien des lettres avant la rentrée'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-4423856110173853908</id><published>2009-01-27T02:47:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T12:07:02.201-08:00</updated><title type='text'>Nous avons beaucoup aimé</title><content type='html'>La télévision, dans ses rapports avec la promotion au cinéma , illustre l’ injustice d’un système où la visibilité du produit s’achète de plus en plus . Le public plébiscite non ce qu’il a découvert, mais ce qu’on lui désigne. Dans les librairies où fleurissent les panneaux « nous avons beaucoup aimé », (nous c’est à dire le libraire, son beau-frère, son employée etc), on choisit dès la sortie du camion les cartons qui ne seront pas ouverts.&lt;br /&gt;On rêve d’une société où, pour échapper au poids de ces prescriptions incessantes, on interdirait de publier sur un film, un livre, un disque , la moindre ligne dans les trois semaines qui précèdent et qui suivent sa sortie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-4423856110173853908?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4423856110173853908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/4423856110173853908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2009/01/nous-avons-beaucoup-aime.html' title='Nous avons beaucoup aimé'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-875870508654887244.post-7758029252713355596</id><published>2008-08-02T03:50:00.001-07:00</published><updated>2008-08-02T05:12:27.511-07:00</updated><title type='text'>Uguali e babbei</title><content type='html'>&lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Un altro discorso sull’uguaglianza!                           Che follia, che barba e, soprattutto, a che pro?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Il lettore proverà un senso di                           sollievo nel sapere che non intendo rispondere come fanno tanti                           autori miei coetanei con un disinvolto “e perché no?”,                           evitando così di essere tacciati di solennità.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;In questo momento, ci                           sono tutte le buone ragioni, forse non ce ne sono mai state di                           migliori nella storia degli uomini, per interrogarsi sul destino che                           abbiamo attribuito all’uguaglianza. Nondimeno, una perorazione come                           questa non basterà mai, se non altro per ostentare un                           interessamento al tema in questione; mi accontenterò di                           illustrare le ragioni per cui dobbiamo accettare di interrogarci sul                           malinteso che è all’origine del nostro modo di trattare                           l’uguaglianza.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Le nazioni, i politici,                           i filosofi dovranno tornare sull’argomento, alla luce degli errori                           e dei crimini commessi da due secoli in suo nome e dalla quale trae                           origine la maggior parte dei gravi inconvenienti che affrontiamo                           oggi. Nemmeno gli inconvenienti che ancora ci attendono nei rapporti                           internazionali (i più numerosi, i più generali e i più                           inquietanti) ne sono estranei. Il legame che esiste tra un’erronea                           percezione dell’uguaglianza e l’agitazione delle nazioni in lotta                           per il proprio riconoscimento è del resto sempre più                           lampante, come illustrerò tra poco se acconsentirete ad                           accompagnarmi.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Innanzitutto comunque, e                           per rassicurare i lettori accigliati se ce ne sono ancora dopo due                           paragrafi, mi affretto ad aggiungere che l’uguaglianza è di                           per sé un concetto particolarmente, eminentemente,                           necessariamente degno di rispetto. Tutto il problema consiste nel                           sapere davanti a che cosa o a chi gli uomini debbano essere uguali.                           Davanti al metro, alla previdenza sociale o davanti a Dio? Per                           rispetto delle menti scientifiche, che chiedono con convinzione che                           si risparmi loro il nome e l’idea di Dio in un discorso                           sull’uguaglianza, sostituiamo Dio con la Morale, ossia                           quell’insieme di diritti e doveri imposti a ciascuno di noi,                           esigibili da tutti e che permettono non soltanto alle società                           umane di funzionare, di prosperare, e agli individui di contribuire                           alla diffusione del sapere e della ricchezza, ma anche al regno del                           Bene di erigersi di generazione in generazione.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Come avete notato nel                           discorso che precede, lo sviluppo di una mistica dell’uguaglianza                           nelle nostre società (in seguito alla caduta, un po’                           dappertutto, delle gerarchie dell’Ancien Régime), pur                           accompagnandosi indiscutibilmente a una diffusione del sapere e della                           ricchezza, almeno per un decimo dell’umanità, spesso si                           allontana dal Bene, proprio quando pretende di indicarne la                           direzione.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Non è forse                           perché una giusta percezione di ciò che rende gli                           uomini uguali dovrebbe innanzitutto passare attraverso una percezione                           non meno giusta di ciò che li rende superiori?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Superiori a chi,                           chiederete voi. O forse vi risparmierete di porre questa domanda                           troppo presto e di questo ve ne sono grato. Vi ringrazio di mostrare                           questa prudenza che distingue il saggio dal giornalista giacché                           esiste di fatto una superiorità assoluta verso la quale                           potrebbero tendere tutti gli uomini e che dovrebbe rappresentare il                           fine ultimo a cui sarebbe opportuno anelassero le società                           veramente giuste: è la superiorità secondo il Bene o                           secondo Dio, per coloro, ripetiamolo, non offesi da questo nome.                           Questa superiorità è precisamente quella di cui la                           nostra società, le nostre nazioni per la maggior parte e il                           nostro mondo hanno a che fare.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Come posso affermare una                           cosa simile? La preoccupazione del bene non governa la vita del                           pianeta come si osserva quando le truppe di ventritré paesi                           giungono nei Balcani per interrompere un conflitto secolare?                           L’uguaglianza tra gli uomini, tra i popoli non è iscritta                           nel frontespizio delle nostre istituzioni internazionali? Il prurito                           dell’uguaglianza non ispira forse gli architetti a moltiplicare i                           piani inclinati per permettere agli handicappati di raggiungere                           autonomamente un bar? Si sono persino inventate leggi sociologiche,                           equazioni per definire i metodi statistici di lettura della                           disuguaglianza, metodi che pretendono di classificare i paesi per                           ordine di conformità ad un ideale ugualitario meccanico                           (sempre più o meno legato all’istruzione dopo Condorcet). Vi                           risparmio i dettagli, per timore di opprimervi, ma la letteratura                           teorica è molto voluminosa a questo riguardo.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Sono state definite                           leggi per misurare la dispersione scolastica dei paesi facendo                           riferimento ad un ideale educativo di sei o otto anni di frequenza.                           Poi si è raffinato il metodo utilizzando ogni tipo di curve e                           indici che tengano conto di varie distorsioni. Ma la filosofia                           generale è sempre rimasta la stessa: come avvicinarsi ad un                           concetto meccanico dell’uguaglianza da raggiungere attraverso                           l’istruzione, da garantire attraverso una Costituzione, da                           finanziare con un budget o con un prestito del Fondo Monetario                           Internazionale.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;E’ questo l’ideale                           che noi vediamo ancora all’opera in questo momento nei cosiddetti                           paesi emergenti come l’India, e che gli scolari indiani dimostrano                           attraverso la divisa che indossano a partire dai sei anni. Non è                           un caso se, tra le campagne a favore dello sviluppo condotte                           all’estero da Bill Gates, creatore di Microsoft, l’India occupi                           un posto privilegiato: si tratta di un paese in cui il destino                           dell’uguaglianza, o la pratica dell’uguaglianza moderna, deve                           essere sorvegliata e analizzata con estrema attenzione, poiché                           in questo paese la disuguaglianza tradizionale è, in                           principio, strutturale, e la casta di nascita condiziona la vita                           dell’individuo. Promuovendo un accesso uguale per tutti al sapere,                           e al medesimo sapere, cioè a una conoscenza utile alla                           costruzione della modernità tecnologica (quindi, in                           definitiva, non un sapere ma una competenza), Bill Gates, il suo                           successore, la loro impresa, il sistema economico che l’ha portata                           all’apice della gloria, le organizzazioni internazionali che                           moltiplicano le fondazioni, tutto questo mondo realizza, a prima                           vista, un’opera pia. Essi dispensano un messaggio teso a liberare                           l’individuo dalla disuguaglianza che lo opprime, a renderlo in                           grado di partecipare, di far parte del gioco. Ma chi ha fissato le                           regole del gioco, a cosa valgono, verso dove ci conducono?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Nessuno si pone                           veramente il problema. Ragione di più per sforzarci di farlo.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Ogni giorno, da trenta o                           quarant’anni, vediamo che la luce dispensata al mondo è                           fonte di cecità futura. Essa caccia le ombre, le differenze,                           l’identità stessa, così come aveva previsto                           Tocqueville, che raccomandava di far sgorgare dalla legge dei numeri                           la nobiltà dell’individuo e non il contrario.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Tocqueville esprimeva                           inoltre l’augurio che il desiderio materiale di accesso                           all’uguaglianza non divenisse fonte di violenza. In entrambi i                           casi, i suoi timori erano giustificati, e il fatto che egli li                           esprimesse facendo riferimento alla democrazia americana sorprenderà                           pochi oggi, giacché vediamo svilupparsi incessantemente un                           sistema in cui l’identità degli esseri e dei popoli è                           lastricata dall’ingiusta forza del numero.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Permettetemi di                           attardarmi un istante sulla metafora della luce. Essa agevola la                           comprensione di ciò che sta accadendo e di ciò che ci                           aspetta.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Finora, la molteplicità                           dei focolai di civiltà ha sempre permesso agli uomini di                           definirsi in funzione della luce che essi ricevono e che diffondono a                           livello soprattutto locale, secondo una grande varietà di                           esposizione, come si usa nel linguaggio fotografico o pittorico.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Alcuni volti sono                           disegnati dalla fiamma di una candela come nei quadri di Georges de                           La Tour, altri dal tramonto sopra i gradini dei templi, dai roghi                           funerari di Bénarès, da una minuta lampadina in fondo                           ai bazar e alle piccole botteghe africane; altri ancora dalla luce                           dei ghiacci norvegesi. Ma ciascuno di questi volti esce dall’ombra                           e dall’anonimato in una verità unica che ispira rispetto e                           che fa, d’altronde, la fortuna degli editori di riviste                           specializzate nella scoperta dei popoli.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Si può aggiungere                           che nei tempi non così lontani di dittatura - periodi in cui                           gli imperi erigevano specie di torrette dalle quali i capi si                           agitavano alla luce dei proiettori - i popoli vedevano con terrore le                           ombre allungarsi, la notte guadagnare terreno; eppure, restava loro                           almeno la candela, la luce interiore e soprattutto il concetto del                           limite tra chiaro e scuro.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Oggi cosa ci propongono?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Esattamente il                           contrario.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;La luce permanente, il                           neon per tutti, lo schiacciamento delle ombre, un universo in cui la                           fiamma della vostra candela personale non soltanto appare fioca ma                           quasi sporca. I proiettori cancellano i tratti, i contorni, le                           frontiere: sotto il flash, tutti hanno la stessa faccia smorta e gli                           stessi occhi rossi.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Sostituite la parola   “luce” con la parola “sapere” e capirete che il sapere                           moderno, la competenza moderna, il progresso della conoscenza e                           dell’informazione come vettori di uguaglianza sono, in molti casi,                           un cattivissimo affare per l’uguaglianza autentica. Essi                           schiacciano tutto: tradizioni locali, pensiero magico, scoperta                           intuitiva, medecina delle piante e chissà cos’altro, in nome                           della logica, della profilassi, del senso di generalità. In                           pratica, essi infliggono ai tre quarti del pianeta una necessità                           impossibile: quella di essere conformi ad un ideale lontano, invece                           di dar loro i mezzi per realizzare un ideale interiore.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Prendiamo ad esempio il                           principio secondo il quale la libertà di essere non potrebbe                           definirsi completa oggi senza la possibilità di accedere                           liberamente all’utilizzo di un computer alla scuola elementare;                           ebbene, questo principio egualitario, che preferisce la competenza al                           sapere, gode talmente di favore che dovrebbe suscitare qualche                           diffidenza giacché, di fatto, la parità di accesso di                           tutti i bambini del mondo al computer nella scuola primaria è                           un’ambizione che, anche qualora fosse legittima, resta impossibile                           da raggiungere. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Ora, quanto vale un                           ideale di uguaglianza al contemnpo materiale e materialmente                           impossibile da raggiungere?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Nulla. Vale nulla. Dal                           punto di vista filosofico, costituisce un inganno. Nulla è                           meno legittimo. Si può definire questa uguaglianza come                           dinamica: una partenza alla pari alla rincorsa della felicità                           tipica del pensiero americano. Ora, anche se la si realizzasse, ci                           sarebbero comunque dei primi e degli ultimi, ma soprattutto ci                           sarebbero persone che verrebbero comunque escluse dalla corsa.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Anziché mettersi                           al blocco di partenza, anziché allineare i nostri figli sulla                           linea di partenza, anziché percepire i nostri figli come                           partiti bene o male, anziché continuare a parlare di                           handicappati e di svantaggiati, dovremmo interrogarci su ciò                           che permetterebbe di fissare ciascuno di noi in un’uguaglianza                           immobile. Un’uguaglianza che non si realizza ad un blocco di                           partenza. Che non partecipa al gioco. Piuttosto, un’uguaglianza                           secondo statuto, che trae origine dall’essere e non dal fare o                           dall’avere. Si tratta di fare in modo che lo sguardo che noi                           portiamo sugli altri divenga fonte di uguaglianza di fatto, di                           un’uguaglianza statica, e che gli uomini non siano considerati                           uguali in ragione della loro conformità attuale o futura ad                           uno standard, come è divenuto troppo frequente, ma nonostante                           le difformità e le disuguaglianze, come accade sempre più                           raramente; un’uguaglianza non in ragione di ciò che li                           avvicina, ma di ciò che li allontana, di ciò che li                           distingue.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Per                           illustrare e difendere la difformità, mi prendo la libertà                           di citarvi la lettera che una coppia abitante nella regione delle                           Landes mi ha spedito in risposta ad un mio articolo apparso su &lt;i&gt;Le                             Figaro;&lt;/i&gt; in quell’occasione  mettevo in guardia gli europei dal                           puritanismo americano, temendo che un giorno o l’altro la                           possibilità che abbiamo oggi di girare nudi sulle spiagge                           venisse rimessa in causa così come è stato, a causa                           loro, la libertà di fumare sugli aerei o di consumare formaggi                           a pasta molle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Riporto testualmente:&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;“Ecco cosa piace a                           lei: vecchie signore dai seni cascanti, dalle carni flaccide. Che                           spettacolo! Noi non siamo affatto pudibondi ma preferiamo educare i                           nostri figli al gusto del bello!”&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;In realtà, il                           messaggio ci rivela che abbiamo a che fare con una coppia che educa i                           figli nel disprezzo della nudità obesa o in età                           avanzata poiché i componenti fanno riferimento e si conformano                           ad un ideale estetico puramente sociale, una specie di regno umano                           medio, in cui la gente rientra nella norma e stanno insieme                           unicamente perché si assomigliano.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Gli altri dovranno                           coprirsi sulla spiaggia, se non astenersi del tutto dall’andarci.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;In altri termini, la                           definizione di parametri di uguaglianza quali peso medio, colore                           medio, età media del bagnante, provocherebbe disuguaglianze                           feroci, nonché un’ingiustizia arrecata a coloro che non                           saranno mai conformi. Certo, esiste l’atteggiamento americano che                           mette sullo stesso piano di tutti gli altri un bambino emiplegico:                           spendere milioni per renderlo indipendente, suggerirgli di non                           specificare, una volta divenuto adulto, che si recherà ad un                           colloquio di lavoro in sedia a rotelle. Ma resta un’uguaglianza                           ingannevole. Poiché, nel presupporre che così facendo                           si possano compensare meccanicamente gli handicap di cui soffrono                           taluni bambini, ce ne saranno sempre altri malati di leucemia o                           malformati, persino incapaci di alzarsi. Sarà sempre presente                           in natura una percentuale di infelicità incomprensibile, una                           percentuale di disuguaglianza materiale di cui la nostra società                           dovrebbe tener conto, modificando decisamente il sistema di                           valutazione degli esseri – e della felicità.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;L’uguaglianza                           autentica da ricercare attraverso l’istruzione dovrebbe essere                           quella di non permettere ad alcuno di poter pretendere di surclassare                           gli altri poiché, per definizione, la maggior parte non lo                           potrà fare; piuttosto permettere loro di esistere con dignità                           nonostante la competizione.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Ciò non significa                           affatto bandire la volontà di misurarsi con gli altri; ciò                           non vuol dire negare l’esistenza delle élite; ciò non                           implica affatto che l’azione di governo degli uomini debba essere                           affare di tutti senza distinzione di competenza.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Tutto ciò                           significa piuttosto che il povero di spirito possiede il medesimo                           statuto del principe davanti a Dio. E che, per il resto, secondo la                           legge evangelica, si dà a Cesare quel che è di Cesare,                           al formicaio ciò che gli spetta. Ci saranno sempre formiche                           operaie, formiche boscaiole, formiche regine e formiche cortigiane.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Il problema risiede nel                           fatto che l’ideale educativo moderno consiste nel permettere al                           maggior numero di bambini di salire sulla scala gerarchica del                           formicaio  fino alla camera della regina, fino a far loro credere che                           questo privilegio non sia più la ricompensa per i propri                           meriti  ma l’esercizio di un diritto. In nome di cosa?                           Dell’uguaglianza dinamica, la quale può riassumersi                           grossolanamente nell’espressione “non c’è ragione”:                           non c’è ragione che il vicino abbia più di me, che                           abbia delle opportunità e io no eccetera.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;In Tocqueville, si vede                           già che il nemico dell’uguaglianza, dell’uguaglianza                           bonaria è la bramosia. Egli ha già intuito che                           l’uguaglianza è malata sul nascere, che deriva dal desiderio                           di accedere alla superiorità per esercitarla a sua volta. Non   è certo un’idea sana di uguaglianza, se ne converrà.                           E non si tratta nemmeno di un’idea sana di superiorità,                           poiché una superiorità sottraibile al vicino come se                           fosse un giubbotto, una superiorità esercitabile al vostro                           posto a condizione di cambiare d’abito, di acquistare beni                           nazionali o di farsi chiamare marchese dietro decisione del Consiglio                           di Stato (oppure, più semplicemente, di farsi eleggere), è                           una superiorità che non ha alcun valore davanti alla morale.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Platone raccomandava di                           praticare un’uguaglianza che consiste nel dare di più al                           grande e meno al piccolo, al fine di tener conto della diversità                           delle varie nature, non certo di correggerne le differenze; Cicerone,                           per quanto mi ricordo, diceva più o meno la stessa cosa.                           Perché lo dicevano?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Perché non si                           trattava di arricchire il ricco né di impoverire il povero. Né                           Platone né Cicerone parlavano di disuguaglianza materiale. E’                           questa che va corretta è che è legittimo correggere,                           come affermava Tocqueville; ma Tocqueville aveva capito molto bene                           anche che l’uguaglianza basata sul metro, sulla perequazione non                           eleva soltanto i redditi e le posizioni: di fatto essa è                           perfettamente in grado di svilire le anime.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Senza soppesare la                           famosa differenza di natura di cui parlava Cicerone, tralasciando                           cioè ciò che designa esattamente e soprattutto fino a                           quale punto sia immutabile, posso almeno suggerirvi di affidarvi a                           Jean-Jacques Rousseau, per il quale l’accettazione delle differenze                           tra gli uomini proviene da un consenso reciproco tra governanti e                           governati, e deriva dalla volontà generale.  Rousseau è                           stato rimproverato parecchio per aver giustificato lo schiacciamento                           individuale a favore del numero, ma è probabile che abbia                           avuto piuttosto in testa una specie di legge interiore, una                           convinzione individuale generalmente condivisa, quella della                           gerarchia autentica secondo coscienza. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Questa non è mai                           stata contraria all’uguaglianza: è quella che fa sì                           che Jacques Chirac si alzi in piedi vedendo entrare l’abbé                           Pierre. Egli intravede in lui il punto di riferimento di un ordine                           che rende relativo quello del formicaio.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Si penserà che                           l’accenno all’abbé Pierre sia un tentativo supplementare                           di reintrodurre l’idea di Dio in questo discorso: niente di più                           falso.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Del resto, esiste                           un’altra gerarchia più facilmente ammissibile da un ateo,                           una gerarchia estranea alla religione e tuttavia altrettanto                           misteriosa: quella dell’arte e della creazione; è proprio                           qui che i limiti dell’uguaglianza dinamica sono più evidenti                           e più ridicoli. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Per riassumere,                           immaginate una società in cui sia stata eliminata ogni fonte                           di disuguaglianza materiale. Immaginate che tutti abbiano un impiego,                           una casa accogliente, una bella auto, un paese pulito e tranquillo,                           bambini affettuosi  iscritti in una buona scuola. Immaginate dunque,                           più o meno, la California o la Florida del Sud.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Cosa rimane loro da                           conquistare, in termini di uguaglianza? Quasi nulla, eppure                           l’essenziale; qualcosa che faccia correre gli sfaccendati di tutti                           quei quartieri in cui si contano due vetture per abitante da almeno                           due generazioni. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Cosa reclamano i più                           fortunati abitanti del pianeta per eguagliare coloro che si trovano                           ancora un gradino sopra di loro? Non sono i soldi, non è la                           bellezza, poiché abbiamo pressupposto che essi godano già                           dell’uno e dell’altra in abbondanza. Il culmine dell’uguaglianza                           dinamica non consiste nemmeno nel permettere a chiunque di diventare                           una star per cinque minuti della propria esistenza, come aveva                           previsto il pittore americano Andy Warhol. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;E’                           essere &lt;i&gt;creativi&lt;/i&gt;.  In California, in questo momento, centinaia                           di scuole, di istituti, di università cercano di insegnare                           alla gente a diventare creativi partendo dal principio più o                           meno espresso che non c’è ragione di stimare un bambino                           piuttosto di un altro per le sue doti naturali, poiché                           l’attitudine creatrice deriva da un’istruzione appropriata.  Se                           l’attitudine alla creazione deriva da uno sforzo particolare                           compiuto sui mezzi, allora quest’ultimo può essere                           acquistato, pagato e offerto ai propri bambini. In tal caso, è                           possibile esercitare le proprie attitudini con qualche possibilità                           di successo, considerato che ciò dipende principalmente dalla                           perseveranza di cui si dà prova e del denaro che si investe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Ma l’idea opposta,                           secondo la quale le doti naturali si contraggono alla nascita, viene                           sempre più rifiutata; diavolo, essa obbliga a passare                           dall’uguaglianza dinamica all’uguaglianza statica. E comunque,                           chi può dubitare che i bambini nascano a milioni con doti                           superiori o inferiori ad altri secondo le attività che                           abbracciano? Nessuno o quasi ne dubita ma il sistema è                           obbligato a dubitarne contro ogni evidenza. Il sistema, nonostante                           gli sforzi reali o supposti che esso compie per i superdotati,                           sminuisce coloro che si elevano e pretende di elevare quelli che                           vegetano, fino a permettere a questi ultimi di raggiungere il famoso                           magma dell’80% dei diplomati previsto per la loro classe d’età.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Ora, in fin dei conti,                           lo si vede bene, nessuno è soddisfatto. Coloro che vengono                           artificialmente strappati alla condizione di somari per consegnare                           loro un diploma senza valore, restano gabbati. Coloro ai quali si fa                           abbassare la cresta, ai quali non vengono riconosciute le doti                           naturali e il loro potenziale tende ad inasprirsi, ad essere abusato                           o non affinato, tendono a degradarsi essi stessi o a divenire                           sprezzanti, a causa di un  eccesso di quell’orgoglio che nessuno ha                           voluto valorizzare secondo una giusta proporzione.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Una &lt;i&gt;giusta&lt;/i&gt; proporzione. Ciò significa che l’uguaglianza                           autentica mantiene un rapporto stretto con la giustizia (è                           addirittura il sinonimo che le viene attribuito generalmente) ma                           anche con il senso della proporzionalità. A ciascuno secondo i                           propri meriti, i propri mezzi, le proprie doti, la propria &lt;i&gt;singolarità&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Eccoci obbligati a                           passare dagli individui alle nazioni. Gli errori nel percepire                           l’uguaglianza che abbiamo commesso nel governo degli uomini a                           partire dalla rivoluzione industriale hanno prodotto conseguenze                           ancora incalcolabili quanto al divenire dei popoli.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;La                           legge che viene loro applicata ormai non è più quella                           di proporzionalità, che li onora e li rispetta, ma quella di                           maggioranza, che li disconosce e li disprezza. Essa non tiene conto                           dei caratteri locali, si applica dappertutto allo stesso modo, giunge                           ad alterare finanche la verità storica per rafforzare l’idea                           divenuta indiscutibile secondo cui gli imperi devono prevalere sugli                           Stati, gli Stati sulle Regioni, i conglomerati sulle filiali e le                           filiali sui laboratori. Se, nel 1914, uno studente serbo assassina un                           arciduca d’Austria, cosa fa? Protesta contro una legge straniera?                           No. &lt;i&gt;Illustra il pericolo dei particolarismi. &lt;/i&gt; &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Perché questa                           rabbia?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Vorrei che ci si                           soffermasse su questo stravagante paradosso: ve lo enuncio ancora una                           volta, affinché possiate misurarne la tranquilla, impudente,                           feroce assurdità. Quando, per difendere l’universo culturale                           locale che lo ha visto nascere, uno studente affronta un                           rappresentante della potenza imperiale, cosa dimostra?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Non dimostra l’oppressione di cui                           la sua cultura di nascita è vittima. Non dimostra                           l’illegittimità delle regole stabilite a Vienna per il                           controllo dei Balcani. Nell’immaginario storico del XX secolo, e                           dunque nei manuali di testo, egli dimostra che la sua cultura di                           nascita non è abbastanza ragionevole dal punto di vista                           politico per vivere in buona armonia con il proprio oppressore e i                           propri vicini imbavagliati. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;E’                           esattamente il discorso che ci hanno propinato agli inizi degli anni   ’90 a proposito dell’Europa centrale. I particolarismi, ci hanno                           detto, sono fautori di guerra. Ma gli imperi che li schiacciano,                           loro, sono fautori di nulla. Il fatto che Clemenceau abbia smembrato                           l’Ungheria dei due terzi a beneficio dei vicini a seguito del                           trattato di Trianon non è stato commentato un solo istante. Da                           quando il muro di Berlino è stato abbattuto, abbiamo sentito                           in Francia ogni sorta di intellettuale esprimere la propria                           diffidenza contro il ritorno dei particolarismi e contro ciò                           che essi definiscono l’&lt;i&gt;Europa&lt;/i&gt; &lt;i&gt;delle tribù&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;(&lt;i&gt;En                           passant&lt;/i&gt; si noterà il disprezzo di cui la parola &lt;i&gt;tribù&lt;/i&gt; è portatrice, poiché riduce piccoli popoli come gli                           ungheresi, i savoiardi, i baschi, i catalani o i bretoni, per quanto                           singolari, al rango di precivilizzati). Di fatto, i partigiani più                           infervorati dell’internazionale egualitaria non vogliono che un                           popolo alla ricerca di una dignità locale rimetta in questione                           il potere che hanno acquisito sulla realtà, o piuttosto sulla                           lettura che essi danno della realtà. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;La definizione che tali                           partigiani indicano per uomo, in tutte quelle grandi internazionali                           dell’uguaglianza, passa attraverso la percezione della prospettiva                           più ampia fino al fantasma opposto: quello della non identità,                           che poggia sull’astrazione dei popoli (planetarismo), del lavoro                           (sviluppo del terziario), del denaro (speculazione e riciclaggio),                           della persona (l’es psicanalitico).&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Viste da questa                           prospettiva, le conversioni spettacolari, i passaggi dallo stalinismo                           al liberismo più spudorato non sorprendono poiché il                           principio, da un margine all’altro dello scacchiere politico, è                           sempre lo stesso: si tratta di fondare un ordine egualitario                           attraverso l’astrazione dell’inquietante varietà della                           vita.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Quando                           i nostri moderni internazionalisti denunciano il &lt;i&gt;fantasma                             identitario&lt;/i&gt;, essi intendono soprattutto affermare che uguaglianza                           significa meno identità possibile. Li si reputa tolleranti                           poiché esclamano incessantemente “Siamo tutti uguali”. In                           verità, questo bisogno di uniformità rivela                           innanzitutto un’intolleranza mostruosa nei confronti della                           diversità naturale, considerata un’ingiustizia. Certamente                           non sono xenofobi, ce lo ripetono a sufficienza, ma non sono nemmeno                           xenofili: ai loro occhi, lo straniero non esiste. Lo hanno soppresso                           dal proprio dizionario. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Se un uomo si presenta                           al loro cospetto con un accento incancellabile, se mostra segni                           inequivocabili della sua Europa centrale, se si tratta di uno                           scrittore boemo che parla di ricordi comunque legati alla sua terra,                           essi sottolineano volentieri che è nato in Ungheria o in                           Slovenia, da genitori cechi, che ha vissuto l’infanzia a Praga, che   è andato a studiare in Germania, che ha ottenuto una borsa                           negli Stati Uniti..... Quanto alle confessioni religiose, l’unica                           che tollerano le mescolerebbe tutte. Infine, da quando si è                           presentata la questione della Slovacchia ungherese o dei Carpazi, a                           Parigi si assiste al grido di “al fuoco al fuoco” da parte di una                           brigata di pompieri ideologi che ci spiegano che si tratta di                           invenzioni, che questi paesi non esistono, che vi è stata una                           tale mescolanza che è impossibile ormai dire chi è                           figlio di uno o dell’altro.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Questo modo di                           ricondurre incessantemente la questione delle nazionalità alle                           origini genetiche dell’individuo è impulsivo o disonesto nel                           migliore dei casi, vizioso nel peggiore. Esso tende ad assimilare                           desiderio di identità culturale e razzismo.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Poco                           importa che un compositore di danze slovacche sia nato in Pomerania o                           sia cresciuto in Germania. Che sia di origine giapponese, ebrea,                           turca, non importa minimamente. Se il nostro compositore trascorre la                           vita nei conservatori e nelle biblioteche di Bratislava, è                           slovacco a pieno titolo. Però, se si sostituisce il                           conservatorio di Bratislava con un &lt;i&gt;Music Center&lt;/i&gt; non è                           più nessuno. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Si misura bene lo                           spauracchio che le “tribù” rappresentano attualmente per                           gli internazionalisti, i difensori dell’uguaglianza dinamica che si                           acquista e si vende: le tribù diffondono e perpetuano ogni                           forma di cultura, compresa quella che sfugge loro.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Come                           da noi in Francia, tutto ciò che concerne il mondo contadino,                           le regioni, il folklore diventa loro sospetto fino al delirio; essi                           ritengono che le piccole popolazioni come gli ungheresi subcarpatici                           o gli abitanti della Voivodina serba rischiano di mettere un giorno                           fuoco alle polveri qualora reclamassero i propri diritti. Per un po’                           vi diranno che è necessario &lt;i&gt;ripulire&lt;/i&gt; i Balcani da ogni                           nazionalismo. Non abbiamo già sentito questo verbo nel corso                           della Storia? &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Cos’è il   “nazionalismo” e che cosa designa? Designa un difetto di                           uguaglianza statica.  Se si parla volentieri dell’Ungheria come di                           un piccolo popolo (si sarà capito che amo l’Ungheria) è                           perché, nello spirito internazionalista, gli Ungheresi saranno                           sempre e soltanto gli abitanti di un piccolo territorio solcato da                           violinisti in salopette ricamata che onora antenati propri non ben                           definiti. E’ così che si accelera il riaffiorare del                           sentimento nazionale in forme guerrafondaie. Dopo aver provocato                           l’incendio, hai voglia a gridare “al fuoco”. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;La lezione n° 2 del                           metodo di apprendimento ungherese Assimil ci propone un dialogo                           prodigioso tra un allievo e il suo professore:&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;“La Francia è                           un grande paese.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;- Professore, anche                           l’Ungheria è un grande paese, vero?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;- Sì, Pierre,                           anche l’Ungheria è un grande paese”.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;In questo breve dialogo,                           leggo la confessione patetica di un’inquietudine che non riguarda                           la grandezza dell’Ungheria, bensì la sua identità.                           Rispetto alla Francia e all’Impero francese, rispetto all’America                           che ha fatto del pianeta  la propria riserva di caccia, il proprio                           terreno di gioco o di manovre, rispetto all’ex Unione Sovietica,                           l’Ungheria è di fatto un paese talmente piccolo quasi da non                           esistere.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Se nessuno garantisce il                           rispetto dei popoli, a questi non resterà altro che                           l’orgoglio. Nel breve dialogo riportato sopra, un internazionalista                           francese vi scorgerà immediatamente un bisogno di                           riconoscimento piuttosto losco. In verità si deve leggere: “In                           un sistema in cui la prima necessità è di essere                           grande, o almeno di essere considerato tale, anch’io affermo che il                           mio minuscolo paese è grande (e perchè non feroce, già                           che ci siamo), ma lo affermo oltanto per esistere, per elevarmi allo                           stesso livello degli altri”.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Eccoci                           dunque al cuore del famoso pericolo nazionalista di cui si parla                           tanto. Ora, chi ha detto, chi ha fatto in modo che, per esistere, un                           paese debba passare attraverso tutto ciò? Qual è il                           sistema che ignora i popoli ad un livello tale che gli uomini si                           sentono improvvisamente obbligati a mostrarsi a muso duro per essere                           riconosciuti? Il nostro. L’&lt;i&gt;internazionale&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Est o ovest che sia,                           qualsiasi internazionalismo forsennato porta al disastro tramite                           l’oppressione di quantità trascurabili. Ricordiamo che la                           Costituzione sovietica definiva “dovere internazionalista”                           l’azione condotta dagli agenti dell’Impero che giungevano a Praga                           o a Cuba. E chi non percepisce, oggi, il peso di questo presunto                           dovere nei discorsi dei nostri commentatori politici o culturali? Si                           tratta di un postulato, in verità. Ecco qualcosa di cui non si                           discute nemmeno più. I canali televisivi trasferiscono tre                           tonnellate di materiale per realizzare una diretta da Pristina in                           nome dei “doveri internazionalisti” del liberismo.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Chi siamo? finiscono col                           chiedersi i popoli sbeffeggiati. Una manifestazione di collera, due o                           tre discorsi permettono loro di rinfrescarsi la memoria, gridano in                           seguito la propria esistenza, riuniscono la famiglia, respingono gli                           agenti dell’Impero, martirizzano le loro minoranze, eventualmente                           partono per conquistare i vicini. E’ un classico e non merita                           commenti troppo eruditi. Tutti hanno capito. Nei cortili delle                           scuole, si assiste a reazioni del tutto simili e tuttavia i maestri                           non scrivono trattati sulla Croazia. Allora perché i nostri                           intellettuali persistono nel condannare il fantasma identitario e non                           piuttosto la privazione sistematica e deliberata del diritto degli                           umili all’uguaglianza secondo statuto che rappresenta un pericolo                           per l’umanesimo europeo? Perché si insiste nel pretendere                           che sono gli studenti serbi a provocare conflitti mondiali                           assassinando i principi d’Austria? I responsabili non sono                           piuttosto i furieri del sistema imperiale, coloro che hanno cercato                           di addormentare i popoli, di circuirli, di reprimerli instaurando il                           cosiddetto regno del club, nel quale è necessario aderire a                           determinate condizioni prima di potervi accedere, a scapito di quello                           famigliare, dove invece ciascuno è amato e capito                           incondizionatamente?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Eppure, quella disonestà                           che consiste nel considerare l’oppresso il responsabile delle                           reazioni a catena scatenate dal suo rifiuto è molto corrente                           oggi. Se le comunità che pendono a favore del nazionalismo                           combattente fossero state riconosciute nell’ordine dell’uguaglianza                           secondo l’essere, secondo la cultura, esse non avrebbero bisogno di                           realizzarsi in quello dell’avere, della conquista territoriale,                           della natura.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Il patriottismo non è,                           come si pretende continuamente di far credere, un modo di segnare il                           proprio territorio di conquista. Esso permette unicamente di accedere                           all’essere attraverso una definizione del sé di fronte al                           gruppo a cui si appartiene. I valori che hanno presidiato la vostra                           educazione, la pratica e l’evoluzione dei vostri costumi, i                           caratteri singolari della vostra infanzia, i miti che l’hanno                           cullata, tutto ciò forma una geografia del cuore e della mente                           senza la quale nessun Pollicino saprebbe trovare il giusto cammino                           sulla via.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Al centro spaziale di                           Houston si vedono sfilare tutte le etnie e le culture della terra in                           perfetta comunione. Nella Città delle stelle in Siberia                           nessuno si sente uzbeco o lettone; nella City di Londra i giovani                           finanzieri del sultanato di Oman laureatisi a Princeton non indossano                           la djellaba.  Se la Storia li obbligasse un giorno a rinunciare alla                           propria lingua, alla propria religione, alle proprie usanze, essi                           proverebbero soltanto un po’ di nostalgia. La definizione che essi                           danno di “uomo” l’hanno trovata altrove, nelle preoccupazioni                           generali che relegano in secondo piano la necessità di far                           parte della famiglia immediata. La comunità degli scienziati e                           dei filosofi da sempre si dichiara di appartenere alla famiglia                           umana. (Internet ci mostra fino a che punto essa esista.) In essa,                           ciascuno trova la propria identità malagrado l’estensione                           del gruppo di riferimento. Per loro, di fatto, il mondo è                           veramente un villaggio, ne vedono le estremità, la                           circonferenza, possono situarsi nella prospettiva più ampia.                           Inoltre, sono in contatto reciproco permanente.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Ahimé,                           la frontiera tra il noto e l’ignoto di cui ognuno di noi ha bisogno                           per sapere a che punto è della propria vita, per avere                           coscienza di se stesso, viene incessantemente spinta fuori dalla                           vista degli umili dallo scienziato, dall’ingegnere, ma anche dal                           giornalista, dal sociologo, dall’artista &lt;i&gt;mediatizzato&lt;/i&gt; abituato ai congressi e alle conferenze. Parecchie grandi menti                           internazionaliste sono intimamente convinte che gli altri, la povera                           gente, non possono far altro che adeguarvisi. Tutte le pubblicità                           televisive su Internet seguono questa direzione: mostrano un                           contadino nelle risaie mentre gli viene annunciata la buona novella                           tecnologica come unica via in grado di restituirgli la dignità                           d’uomo. Le nuvole si squarciano per permettergli di collegarsi al                           web.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;E se avessimo torto?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Possiamo biasimare colui                           che non vede il mondo nella sua interezza perché preferisce                           rimanere nel suo villaggio? Meglio ancora: non ha forse le medesime                           opportunità dei più elevati spiriti della terra di                           toccare l’universale accarezzando la propria pipa o il proprio                           cane?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Esistono due modi per                           concepire il mondo: farne il giro oppure guardare le stelle.                           L’orizzontale o il verticale. L’internazionale o l’universale.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;I partigiani                           dell’internazionale, siano essi comunisti o liberisti, ci                           stordiscono con la loro visione orizzontale del pianeta da più                           di un secolo. Ognuno sa che, per estendere il proprio orizzonte in                           questo caso, è necessario prima o poi montare sugli altri.                           Mentre l’universale, il verticale è l’uguaglianza a                           portata di tutti. Per misurarsi con le stelle, non c’è alcun                           bisogno di schiacciare gli altri o di innalzare torri di duecento                           metri: basta alzare lo sguardo.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Non aspettiamo che i                           miserabili del pianeta, inchiodati al proprio orizzonte, trovino una                           definizione di uomo secondo gli stessi parametri del giornalista                           newyorchese in continuo cambio di fuso orario. Sarebbe ridicolo e                           soprattutto sarebbe criminale obbligarli a ciò. Se ad un                           bambino della periferia di Budapest viene lasciata l’opportunità                           di imparare il violino dal genitore ungherese povero, patriota,                           musicista; poi di crescere, dopo la morte del padre, nel rispetto                           della memoria paterna, della patria, degli umili, della musica fino a                           diventare un uomo di qualità, un uomo compiuto, capace a sua                           volta di dare un’anima al proprio figlio; in nome di cosa si                           rimproverebbe a questo signore di non aver trovato una propria                           definizione attraverso il cinema internazionale, la letteratura                           d’areoporto, i viaggi a Bora Bora, la telediffusione satellitare?&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Al contrario, se si                           cerca di imporgli, fin dall’infanzia, il culto della prospettiva                           più ampia, quello della definizione impossibile, lo si fa                           precipitare immancabilmente nell’insignificanza e poi nella                           collera. Considerato che, ve lo ricordo, esistono ormai due                           internazionalismi: quello dei raffinati che fanno comunella tra loro                           e quello di coloro che permettono agli imprenditori, loro fratelli                           indegni, di infliggere alla terra intera la barbarie del largo                           consumo. &lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;L’egualitarismo                           teorico orizzontale è ingiusto tanto quanto allineare un                           emiplegico al blocco di partenza accanto ai migliori atleti.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;La vocazione degli umili   è anch’essa quella di diventare uomini. Ora, qualsiasi cosa                           si faccia, anche nel caso in cui riuscissimo a cancellare la miseria,                           ci saranno sempre persone che potranno disporre soltanto del                           necessario e che saranno comunque incapaci di seguire il movimento a                           cui li obblighiamo.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Contro                           l’idolatria del generico che fa sì che le classi popolari                           chiamino ormai i propri figli Steve, Cindy o Deborah come nei                           telefilm americani, contro l’emergenza di un &lt;i&gt;sottoproletariato                             dell’essere&lt;/i&gt; in tutti i continenti, è tempo che l’Europa                           ci mostri ciò che essa ha di peculiare. Quando se ne dà                           pena, quando si mobilita per la difesa del suo patrimonio interiore,                           l’Europa è capace di resistere come nessuno potrebbe                           immaginare a prima vista. Ricordiamoci ad esempio della sfortunata                           avventura rumena, parabola luminosa, racconto di Perrault, caricatura                           delle nostre modernità sconvolte dalla competitività                           internazionale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Ricordiamoci dello                           straordinario movimento di protesta nato nei villaggi francesi quando                           Ceaucescu, il “Danubio del pensiero”, si è messo a                           smantellare le chiese nel 1989 per aumentare l’ardore del proprio                           popolo nei confronti del lavoro. All’improvviso è stata la                           levata in massa istintiva. La santa collera. I contadini delle nostre                           parti hanno adottato in poche settimane i loro omologhi rumeni e                           hanno realizzato operazioni di gemellaggio in tutta fretta per                           circoscrivere il fenomeno. Sono state organizzate mostre fotografiche                           in cui si vedevano anziane contadine dei Carpazi in fichu nero                           gironzolare attorno ad un buco enorme che era stata la loro casa. In                           breve, si comprende che la comunità di interesse tra Europei                           non passa attraverso l’internazionalismo, la tabula rasa, la                           società razionale, bensì il contrario. Di colpo, si                           sarebbe voluto raggiungere Bucarest in camion, organizzare trasporti                           di coperte e di scatole di conserve. Bisogna avere assistito a questa                           curiosa mobilitazione nel cuore del fenomeno, cioè da un                           piccolo villagio francese, per capire quanto questa campagna                           frenetica differisse da tutte quelle organizzate negli anni                           precedenti per l’Etiopia o per il terremoto in Messico. La fonte di                           questa potente espressione di solidarietà fuori frontiera era                           la difesa del particolarismo paesano.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;Se temiamo per la nostra                           identità, percepiamo anzitutto la legittima aspirazione                           dell’altro a restare se stesso e noi sappiamo che egli è                           nostro uguale per ragioni più potenti e più profonde                           che non la cifra del PIL pro capite.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western" lang="it-IT"&gt;L’agitazione dei                           popoli, di cui ogni cosa ne indica il risveglio in questo momento,                           deve essere interpretata come un richiamo alle fonti filosofiche                           dell’uguaglianza, come un bisogno di essere e di essere se stessi                           rispetto al magma planetario.&lt;/p&gt;                         &lt;p class="western"&gt;&lt;span lang="it-IT"&gt;Essa   è l’espressione di un bisogno eterno, universale, legittimo,                           quello della definizione di sé. Quando coloro che non sanno                           più &lt;i&gt;chi sono&lt;/i&gt; chiedono ragione di questa ignoranza a                           coloro che continuano a vivere nell’ignoranza, è troppo                           tardi per inviare la polizia antisommossa: si deve piuttosto cambiare                           regno.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/875870508654887244-7758029252713355596?l=christiancombaz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7758029252713355596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/875870508654887244/posts/default/7758029252713355596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://christiancombaz.blogspot.com/2008/08/essai-de-message.html' title='Uguali e babbei'/><author><name>i</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
